samedi , 22 septembre 2018
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Fiji

Rien Ne Va Plus


Paris Je T’Aime

Laissez-moi vous conter comment j’ai connu Fiji. C’était un dimanche pluvieux de septembre, pendant le festival Label Suisse, alors que je traînais à la cafétéria des studios de la Radio Suisse Romande. J’avais fait la bombe jusqu’à plus soif deux nuits de suite et j’étais saturé. Je laissais le temps passer lentement et à vrai dire j’étais plutôt d’humeur "capuccino – cosy – en – écoutant – des – contes – pour – enfants" (si, si, il y en avait !) que "bières – et – grosses – guitares". Vous voyez le tableau.

Et alors j’ai vu passer cette fille en robe de soirée à paillettes ultrasexy, glamour à mort, lui donnant un air très Paris-je-t’aime. Je la suivais des yeux sans pour autant arriver à m’arracher de mon siège, et elle s’est dirigée vers une petite scène que je pouvais apercevoir. Cela faisait donc une excellente raison de rester vissé à ma place.

Et j’ai entendu un tonerre robotique, de la disco sortie tout droit des Enfers, des sons graves qui faisaient trembler le tissu adipeux disgracieux que j’ai au-dessus de la ceinture et une voix qui m’invitait à recommencer tout ce que je m’étais juré ce matin de ne pas refaire avant longtemps.

Rock’n’roll Disco Sexyträsh

Là je me suis dit "Y a un truc qui se passe !" et j’ai soudain retrouvé la force de me lever… pour me rasseoir juste à côté de la scène. Encore quelques soundchecks, toujours ce même début : "Mesdames, Messieurs / Faites vos jeux / Rien ne va plus / La partie commence !" Derrière mes yeux vitreux, la curiosité…

"Je crois que c’est ok" a dit la fille en robe de soirée à paillettes ultrasexy. Je balance mon gobelet de capuccino cosy et machinalement je commande une bière. Et enfin, j’entends le titre du soundcheck, "Mesdames, Messieurs", en entier : oui, les jeux étaient faits, la partie pouvait durer des heures ! Les machines sont destructrices, la basse est tonitruante et la voix ne vous laisse aucun répit. Le trio est très à l’aise et se connaît visiblement très bien, tout semble si naturel mais peut-être est-ce calculé avec une précision d’horloger ? Ca assure en tout cas ! C’est intemporel, inhabituel, c’est la fête et si vous n’êtes pas là pour vivre cette expérience à 100 %, alors tirez-vous.

Un gars du label me dit que le groupe est chez lui. C’est sous la menace presque que je lui explique à quel point il me faut leur album. J’avais déjà tout mon plan en tête : faire un portrait complet de cette perle qu’est Fiji.

Une histoire simple

Simon Schüttel est professeur de piano. Il a un groupe avec son frère Menk qui s’appelle Smartship. Les deux font de la musique depuis environ douze ans quand l’une des élèves de Simon, Simone De-Lorenzi, lui dit "Voglio fare la musica. Are you with me ?". Nous sommes en 2003. Simon présente son élève à son frangin et le courant passe. Fiji est né. Simon s’occupera des claviers et machines, Menk fera vrombir sa basse et Simone insufflera la vie à ces sons puissants et dansants.

Deux ans après, le premier album du groupe, Rosy, est vendu à plus de 5’000 exemplaires lors d’une centaine de concerts. Fin 2004, Le Loup sortait outre-Sarine et réjouissait nos amis suisse-alémaniques. De ce côté-ci, nous avons dû patienter quatre mois de plus pour pouvoir ranger le précieux sésame dans notre discothèque, à côté du Black Cherry de Goldfrapp et d’un Blondie ou d’un Nouvelle Vague.


Lien vers l’interview de Fiji

Lien vers la chronique de Le Loup

www.fijitv.net

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