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Lôzane’s Burning VII

One Mort Time


Grand-Vennes, salle comble, comme à son habitude. Les caisses ne servent à rien, si ce n’est à refuser des gens et à contrôler la guest-list, puisque tout a été vendu en préloc’.

Comme chaque année, plusieurs groupes auront probablement éveillé des vocations chez certains djeunz : Rosqo en reprenant impeccablement, à leur sauce, « Whole Lotta Love », malgré des débuts difficiles avec un « Thriller » (le prétexte pour reprendre du Jackson ? « Bambi est mort artistiquement ! ») somme toute bien rattrapé sur le milieu, les Magicrays avec "London Calling" ou "20th Century Boy" des mythiques Clash et T-Rex, bien qu’on ait frisé le bâillement en les voyant si peu mouvementés, voire scotchés à la scène. La « bête qui monte » Grand Bastard Deluxe a boosté le goût de la fête en ne reprenant QUE du Claude François, version punk-rock déjantée. Du tout grand.

Dans les morts moins connus, Toboggan nous a quelque peu estropié un « California Dreamin’ » des Mama’s & Papa’s, mais ils se sont largement rattrapés avec un Stereolab from behind the fagots. Quant à Velma… ils se sont distingués, comme à leur habitude. Leur fer de lance était cette année Grandmaster Flash. Bonne idée pour sortir du lot, à priori, mais pas au point de ne faire que du playback et de se courir après à huit sur scène en dansant vaguement. L’avantage avec ce genre de soirée est que l’ennui ne dure jamais longtemps.

Mais au panthéon du bon goût, qui fût assurément largement moins remarqué qu’un « The End » par Kruger ou « Helter Skelter », voire un prévisible « Kick Out The Jam » par Houston Swing Engine, une fantastique reprise de « Rooster » de feu Alice In Chains par Monkey III, avec au chant Monsieur Zorg, ex-Hare, Guillaume pour les intimes.

Avec ça, certains groupes restent totalement inclassables, à l’image de Sludge qui a fait tellement de boucan que ça en devenait de la soupe indivisible et inanalysable. Si ça se trouve, c’était du Claude François aussi, tiens…

On notera la superbe prestation des patriarches lausannois que sont Favez, bientôt dans les livres d’histoire du canton de Vaud, avec notamment un magnifique « Bullet With Butterfly Wings ». Tous ces groupes ayant été cités dans le désordre, en voici au moins un qui aura clôturé la soirée et dont on se rappellera pour la nullité de compétition atteinte, j’ai nommé Ärtonwall featuring Queen. Dommage, car ces mecs se débrouillent plutôt bien lorsqu’il s’agit de composer leurs propres morceaux, et ils savent sonner juste.

Rendez-vous l’an prochain. Et soyez prêts à sauter sur les pré-locations ! D’ici-là, il reste des DVDs à gagner, alors ruez-vous !

Photos ©Alain Groux

Le Romandie

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