jeudi , 20 septembre 2018
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Reverend Beat-Man


Voodoo Rhythm


Salut Reverend Beat-Man, est-ce que tu peux nous parler en quelques mots de ton label Voodoo Rhythm?
J’ai commencé en 1984 comme pirate de label, j’enregistrais des groupes lorsqu’ils jouaient des concerts et ensuite je faisais du commerce avec des gens qui faisaient comme moi. J’avais une bonne sélection de cassettes live, mais comme je n’avais pas trop d’argent, j’étais un peu forcé de faire ce business. Quelques années plus tard, en 1992, j’ai commencé à le faire de manière professionnelle et à produire des groupes. J’ai mis leur disque sur le marché et fait du business avec d’autres labels et ainsi, les disques étaient partout dans le monde. Ces temps, j’ai un très bon réseau de  distribution et mes groupes sont très contents que leurs CD soient dans les magasins de disques partout dans le monde.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement dans le Rockabilly?
J’aime le côté brut du Rockabilly, Charlie Feathers, Gene Vincent. J’aime comme ils mélangent le blues et la country, comme ils fondent ensemble ces formes sauvages de la musique. Il y a tellement de groupes de merde ces temps qui s’autoproclament Rockabilly. C’est comme la soul, c’était une bonne musique, mais ces temps même Britney Spears prétend qu’elle fait de la soul. C’est comme l’autre conne qui est tout le temps dans l’héroïne, j’ai oublié son nom, c’est de la merde !  

Quelle sorte de révérend es-tu? Tous les dimanches à l’église?
Je suis un de ces révérends que les parents détestent. Ils ont meilleur temps de garder leur fille le soir à la maison si je suis dans le coin. Je suis un révérend qui va changer la face de la musique et de l’église à jamais. Je suis le grand changement !  

Quelle est ta mission sur terre?
Tout changer et tout bouleverser. Je reviens sur cette planète pour dire aux enfants de se réveiller, de se révolter un peu de la façon dont ils sont conditionnés et de ne pas accepter la musique actuelle soi-disant branchée. Je descends ici pour leur dire «soyez libre, faites vos propres trucs, détournez-vous de la grande industrie, détournez-vous des lavages de cerveau qu’on nous fait, détournez-vous des politiciens actuels et battez-vous pour un meilleur monde!» C’est une mission facile
Venez-voir mes concerts et vous verrez.

Comment es-tu tombé amoureux de la musique ?
Tout simplement avec mon cœur.

Que penses-tu du rock n’roll suisse?
C’est clair qu’il y a de super groupes, mais personne ne les connaît en Suisse. Si la musique est brute et directe, les gens n’aiment pas. Ils aiment seulement les trucs merdiques, des conneries de hip hop et de house music. Mon groupe suisse préféré est Eigernordwand, mais ils se sont séparés il y des années. C’était les premiers à faire du «Dead métal noise» dans le monde. Et personne n’a jamais su ça. Il y a beaucoup de groupes comme ça en Suisse, nous avons une très bonne scène musicale, mais les radios passent seulement leurs trucs qui marchent et ça me fait chier à mort.

Peux-tu nous conseiller quelques groupes incroyables qui sont sur ton label ?
Tous les groupes sur mon label sont uniques et incroyablement bons. Allez voir mon site www.voodoorhythm.com et vous verrez. Certains groupes sonnent un peu étranges au début, mais petit à petit tu comprends et ça devient comme de l’héroïne à tes oreilles.

Tu as ton propre groupe, pourrais-tu décrire la musique que tu joues?

J’ai plusieurs groupes, mais mon projet le plus ancien est le groupe The Monsters. Nous nous sommes formés en 1986, avons sorti de nombreux disques et tourné partout dans le monde, Europe, Japon, USA. Et on fait du putain de massacre à la tronçonneuse garage punk rock n’roll trash !!!

Qu’est-ce que tu aimerais changer dans la mentalité suisse?
J’aimerais enlever cette pierre froide du corps des gens et la remplacer par un gros cœur qui bat vite.

Est-ce que tu as des concerts de prévus en Suisse Romande ces prochains temps?
Oui, à Genève le 31 mai. Je présenterai mon nouveau DVD avec 19 clips, on va jouer et faire la fête, ça va être cool. J’adore la Suisse romande, on a toujours eu des bons concerts là-bas.

Quand tu étais un petit garçon, quelle influence musicale as-tu reçu?
Mon père avait une collection de disques avec les Blues Brothers, Elvis, The Teddy Bears et d’autres trucs. Il a aussi joué dans un groupe dans les années 50. Ensuite, il m’a donné une guitare et j’ai commencé à jouer.

Qu’est-ce que tu aimerais dire pour clore l’interview?
C’est la fin.

Prochaine soirée Voodoo Rhythm le 15 mars au Bourg, Lausanne.


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