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We Are Scientists



27 mars au Fri-Son. Josef of the Fountain, un groupe local absolument incroyable, so English déjà pour leur très jeune âge, distillent un rock imprévisible et bourré de bonnes idées. A peine vingt ans et il semble qu’ils aient compris ça: sans le roll, le rock ne vaut rien, absolument rien. Seul petit bémol pour les perfectionnistes que nous sommes: le chanteur calque ses mimiques sur celui de The Rakes. Dommage, car ce petit groupe a bien assez de personnalité pour ne pas s’amuser à ce genre de choses. À suivre de près, donc…
 
…puis arrivent We Are Scientists, ou W.A.S. Ils envoient directement "Nobody Moves, Nobody Get Hurt" comme pour se débarrasser du "hit que tout le monde attend". Pourtant, tant avec les anciens morceaux qu’avec les nouveaux, la sauce ne prend pas. Comme s’ils n’y croyaient plus. Comme s’ils étaient fatigués. Il y a bien des sourires, des "Thanks" qui partent çà et là, mais plus cette étincelle dans les yeux comme on avait pu le remarquer sur la tournée d’il y a deux ans. Savent-ils seulement pourquoi ils jouent ? Does it make sense anymore? C’est horrible de penser ça… et pourtant. Pourtant, tout du long, on attendait que ça se termine. Une sensation bien inattendue par rapport au rouleau compresseur d’il y a deux ans, lorsque ceux-ci et The Chalets ouvraient pour Kaiser Chiefs.


Vous étiez trois sur l’ancien album, vous n’êtes plus que deux… que s’est-il passé?

Oh… notre batteur ne se sentait pas très impliqué dans Brain Thrust Mastery, cela ne lui parlait pas vraiment. Il a donc décidé de partir pour Los Angeles pour de nouveaux projets. De plus, il voulait un autre style de vie, il a une famille tu vois…
 
Toi et Chris (Cain, le bassiste – NdlA) avez l’air d’être de très bons amis, on le remarque aisément sur scène. Vous connaissez-vous depuis longtemps?
Oui, depuis environ 10-11 ans. Nous avons partagé énormément de choses les deux. Nous nous sommes en fait rencontrés durant nos études et nous avions plein de points communs.
 
Vous ne sonnez pas comme un groupe californien. Est-ce l’influence new-yorkaise?
Nous nous sommes rencontrés en Californie Chris et moi, mais c’est tout, ce qui pourrait expliquer cela. Nous avons ensuite émigré à NY, et tout est parti de là.
 
Il y a deux ans de cela, vous jouiez dans la même salle avec The Chalets pour l’ouverture de Kaiser Chiefs. Quelle différence aujourd’hui ?
Cette fois les gens se sont vraiment déplacés pour nous. Nous avons plus de responsabilités. Nous n’ouvrons pour personne et c’est une position bien différente, plus de pression etc.
 
Pour ma part, il y a deux ans, je m’étais aussi déplacé pour W.A.S., pas seulement pour les Chiefs ! Et j’ai été soufflé par votre performance, elle était absolument incroyable !
Oh… Merci ! Merci beaucoup !
 
Maintenant revenons un peu sur votre album précédent si tu le veux bien… les chats sur la pochette… vous aviez fait un casting?
Oh, les chats… c’étaient les nôtres ! En fait Michael (l’ancien batteur – NdlA) était mon colocataire et c’est lui qui les a découverts dans la maison un beau jour. Plus l’hiver approchait, plus il se faisait du souci pour eux, car ils vivaient dans les escaliers. Alors nous les avons choisi pour notre pochette, mais je dois dire que ces animaux étaient vraiment stupides et vilains, vraiment pas sympathiques.
 
Et les filles sur le nouvel album? Ce sont les vôtres aussi?
(rires) Là on a fait un espèce de casting, oui, on a passé une annonce en fait. On voulait de vieux top-models un peu dépassés, des femmes matures, bref, une image qui colle avec le concept de cet album classieux, haute-société etc.
 
Il y a un texte vraiment étrange dans le booklet… comme si plusieurs morceaux avaient été collés ensemble, ça parle de cocktails, de sortir en boîte à Auckland, puis encore ailleurs à l’autre bout du monde, et on a l’impression que tout ceci se passe instantanément.
C’est exactement le schéma utilisé pour l’artwork de notre album. La haute société, le romantisme cher etc. Qui fera le mieux, qui pourra en jeter plein la vue aux autres. Il y a à New-York un club qui s’appelle le National Arts Club. C’est un club privé. Nous avons essayé de se plonger un maximum dans ce genre d’ambiance vraiment stupide et écrire quelque chose contre cette haute société.
 
"Chick Lit" sonne vraiment comme certains titres figurant sur "With Love And Squalor" Est-ce que ça a été écrit au même moment?
Non, elle a été écrite en même temps que tous les autres titres de cet album. Pour ce titre, nous voulions quelque chose de très mélodique, très seventies, très disco. Ce nouvel album est très différent du premier : nous voulions quelque chose de plus moderne, plus dansable. Du seventies, du disco, du clubby, quoi ! Mais toujours rock bien sûr!


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