mercredi , 17 juillet 2019
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Goldfrapp

Seventh Tree


Les fans hardcore du duo Alison GoldfrappWill Gregory seront encore une fois déçus. Des titres rentre-dedans comme "Train" sont bien loin maintenant. Black Cherry n’était qu’un essai.

Pourtant, ce retour en arrière est vraiment une bonne surprise, car Seventh Tree se rapproche beaucoup plus du premeir essai acclamé par la critique, Felt Mountain. Si certains titres, comme "Fly Me Away" sur Supernature annonçaient la couleur d’un "Caravan Girl" ou d’un "Happiness" (et encore), plus pop et entraînant que le reste, les autres titres collent parfaitement à Felt Mountain et sa torpeur ambiante, jamais laissée au hasard. Si l’oreille distraite de qui écoute au casque dans un grand magasin risque de passer à côté d’un bijou, l’auditeur attentif se laissera bercer. "Clowns", en guise d’introduction, puis "Little Bird" ou "Eat Yourself" sont aussi accrocheurs qu’un "Pilots" ou qu’un "Paper Bag" – tous deux sur Felt Mountain – quoique moins évasifs.

Fini les paillettes, place à la simplicité: ici on mise sur le long terme, on veut laisser une empreinte claire. Ce n’est pas du rock, ni de l’electronica, pas vraiment de la pop non plus. Goldfrapp, comme Death in Vegas, ont vraiment creusé leur prore sillon. Si les deuxièmes sont artistiquement morts, les premiers continuent à porter dignement le flambeau de cette créativité qui semble sans fin.

Goldfrapp aurait-il accouché ici de son Revolver?


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