mercredi , 14 novembre 2018
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Iron & Wine

The Sheperd's Dog

Irascible


La dernière fois qu’on a entendu parler d’Iron&Wine était à l’occasion de leur collaboration avec Calexico pour l’EP In The Reins. Cet EP avait marqué à peu près tous les fans de folk américain tant la sensibilité à fleur de peau et le sens des mélodies guidaient l’album. L’utilisation d’instruments peu conventionnels pour un style qui touche – de près ou de loin – au pop-rock y était aussi pour quelque chose dans nos contrées.
Aujourd’hui, la bande à Sam Beam revient avec un bel objet, dont la pochette a été peinte par Sam lui-même. En-dehors du fait qu’on aime la peinture ou non, celle-ci est très représentative de l’album, à savoir des couleurs très chaudes côtoyant du froid, voire du glacé en même temps. Si le folk dont il est question ici rappelle l’Arizona, les chemises en lin qui collent et le front qui perle, les textes sont tranchants et racontent le désespoir, l’errance de l’être et comment on trompe l’ennui.
Si les quasi chuchotements sur "Pagan Angel and a Borrowed Car" confèrent un côté atmosphérique à cet album américain classique, des titres comme "House by the Sea" ou "Resurrection Fern" et sa lap steel tout au long du titre sont immédiatement catchy. Les fans de Calexico seront bien évidemment conquis, les néophytes devraient se pencher plutôt sur In The Reins, plus facile d’accès peut-être, et ensuite revenir à cet album.

L’éternel «se révèle après plusieurs écoutes», sermon du rock-critic moyen voulant faire passer de la bouillie pour mieux que ce qu’elle n’est, est de mise ici, figurez-vous ! À la différence qu’il n’en ressortira rien, absolument rien si vous l’écoutez en conduisant ou en faisant la vaisselle. Il faut être au calme, les bras ouverts, prêt à accepter. Une heure de perdue à ne rien faire? Mais une vie de gagnée à réécouter ce bijou.


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