vendredi , 16 novembre 2018
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The Thrills

Teenager

EMI


The Thrills, groupe formé en 2003 par cinq Irlandais, sort son troisième album, Teenager. De la musique pour ados, penserez-vous. Il y a un peu de ça dans The Thrills. La preuve en est, le héros de la série TV pour ados The O.C. est un fan. Une gentille musique indie, pas de la grande découverte. Il y a quelque chose de Belle and Sebastian. Un côté presque niais, un peu traînant. Ce n’est pas particulièrement décevant pour les fans d’indie. Pour les fans de rock pur, disons-le franchement, ne vous y essayez pas. Ça se laisse malgré tout écouter avec facilité. On passe même parfois dans le folk, avec de jolies guitares sèches. Le leader et chanteur Conor Daisy a une voix quelque peu éraillée par moments. L’impression générale est agréable, même si les chansons se suivent et se ressemblent. Un set de fraîcheur candide et charmante qui ne changera pas la face du monde rock, mais qui ajoute une pierre dans l’édifice, à sa façon.

Le premier morceau, "Midnight Choir", est une jolie ballade ponctué de piano et de chœurs plutôt réussis. C’est un peu du déjà-entendu, mais ça se vaut. C’est rythmé et plaisant. "This Year" est dans la même veine, avec un son presque californien, mêlé à une mélancolie tout irlandaise. On continue avec des rythmes un peu semblables dans les morceaux suivants. Conor Daisy monte dans les aigües et ça rend bien et fait un élégant contraste avec sa voix enrouée habituelle. "Restaurant" commence avec deux ou trois guitares sèches, bien ensemble. On passe presque dans un registre digne de Bob Dylan. On ne s’en plaint pas, ça doit être un peu à la mode, ce style, parce que ça entre dans le même créneau que le dernier Travis, de Jack Penate, ou dans une certaine mesure des jumeaux Bishops. "I Came All This Way" pourrait être la musique de fond d’une jolie histoire d’amour adolescente. "Long Forgotten Song" la suite de cette histoire d’amour, le moment compliqué." I’m So Sorry", ou le contraire de la déjà mythique "I’m Not Sorry" des Pigeon Detectives. Une jolie ballade un peu gluante pour les amateurs de rock. "No More Empty Words" sort du lot par ses piqués à la guitare, qui sont, avouons-le, pas mal. C’est entraînant. "Teenager", qui a donné son nom à l’opus, est fortement inspirée de Coldplay. "There’s Joy To Be Found…The Boy Who Caught All The Breaks" qui clôt l’album pourrait avoir été écrit entre les années septante et le début des années quatre-vingts, ça peut valoir le détour.

En bref, Teenager, ça casse pas des briques, mais c’est de la bonne et gentille musique indie/folk. C’est un amusant retour vers nos jeunes années et les petites histoires gentillettes et superficielles de nos quinze ans. À écouter dans un moment de nostalgie ou de repos, un soir de lendemain de soirée mouvementée, ou un weekend tranquille à la campagne


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