Pensant à tort que nous avions à faire à un revival show des Beatles sur une affiche de Fri-Son il y a quelques temps, j’ai enfin la réponse à ma question. Non, Battles ne fait pas de la pop. Non, Battles ne vient pas de Liverpool.

Battles

Pensant à tort que nous avions à faire à un revival show des Beatles sur une affiche de Fri-Son il y a quelques temps, j’ai enfin la réponse à ma question. Non, Battles ne fait pas de la pop. Non, Battles ne vient pas de Liverpool. Non, Battles ne vient pas marcher sur les plates bandes de sosies tel que Johnny Vegas pour le vénéré Johnny Hallyday.
Battles est une sorte de all-star band de l’underground, des anciens combattants qui essaient de vivre sous d’autres formes moins capillaires. Pour preuve, le batteur John Stanier, qui s’est notamment courbaturé précédemment au-sein des mid 90’s heroes, à savoir Helmet. On trouve dans notre joyeuse troupe également une figure très respectée de l’underground, à savoir le guitariste/keybordist Ian Williams provenant des légendaires intellos de Pittsburgh Don Caballero. Si ces noms légendaires ne vous font aucun effet – mis à part les Beatles (après tout, tout le monde aime les Beatles, c’est bien d’aimer les Beatles non ?)– et bien passez votre chemin, jeunes gens.
Après trois EPs bien accueillis par le public et les rock-critics, Battles met le couvert et nous sert Mirrored, un disque alambiqué – qui ne plaira pas du tout à l’apprenti camionneur avide de graisse bovine– techniquement très au-dessus de la moyenne et finalement assez génial car totalement hors du contexte musical actuel. On pourrait rajouter que cet album sort sur un label electro, cher aux fans d’IDM, le légendaire Warp Records (en fait plus trop electro puisqu’ils sont les propriétaires des popy Maximö Park, et des travaux de Vincent Gallo).
On peut parler de prog-rock, de math-rock ou encore de post-rock, pas d’étiquette précise semble coller. On a le droit à une sorte de cartoon halluciné mais vachement bien foutu. L’ensemble semble déconstruit et bordélique, mais à s’y méprendre le tout est basé sur la batterie tentaculaire de ce brave John Stanier, qui nous sert des rythmiques pas totalement éloignée d’une approche hip-hop de la chose. En primeur, on a le droit à du synthé – pas beauf ni kitsch du tout – qui claque et une guitare un brin jazzy et tordue, mais diablement inventive. Pour les amateurs de belles voix rauques et sensuelles, ne vous fatiguez pas, l’ensemble est presque entièrement instrumental, ou bien ce sont des voix samplées de personnages provenant tout droit de Happy Tree Friends sous ecstasy et ivres morts. Si vous être avides d’expérimentations ou simplement motivé par vous prendre une bonne claque dans une configuration différente que d’habitude et bien ce disque est pour vous.

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