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Lorsque le frontman - Chris Goss - des pionniers du stoner – les velus Master Of Reality) rencontre Jeordie White, bassiste de Nine Inch Nails et de Manson entre autres, cela donne Goon Moon.

Goon Moon

Lickers Last Leg


Lorsque le frontman – Chris Goss – des pionniers du stoner – les velus Master Of Reality – rencontre Jeordie White, bassiste de Nine Inch Nails et de Manson entre autres, cela donne Goon Moon. Taxé très facilement de side project, Goon Moon parvient malgré un emploi du temps surchargé à nous fourguer un second album exactement deux ans après le très sobrement intitulé I Got A Brand New Egg Layin’ Machine. Une liste d’invités impressionnante pour cet album, parmi lesquels  l’homme à tout faire du moment  Josh Homme, pour douze titres éclectiques, sonnant comme de la pop mutante. C’est-à-dire une pop difforme, changeant à tout moment, frôlant avec le stoner désertique, flirtant avec le prog rock, le psyché ou même la pop.
Habile dans tous les genres, ces bonshommes balancent des titres solides, qui ne sonnent pas comme un vulgaire side-project. Ce terme est souvent utilisé à la va-vite et est parfois un brin réducteur. L’histoire a prouvé qu’un nombre assez important de ces projets annexes n’étaient que des coups de pubs pour artistes à la déroute. Fort heureusement Goon Moon ne fait pas partie de ces cas.


Licker’s Last Leg commence en douceur avec le très pop, mais néanmoins fort sympathique « Apple Pie ». Ensuite, les choses s’accélèrent avec «My Machine», qui suinte l’huile de chaîne. Il plaira forcément aux hardos de la bande. «An Autumn That Came Too Soon» joue le rôle de la ballade – outil indispensable pour tout groupe de hard qui se respecte – mais une ballade perverse, très narcotique. À l’écoute de «Pin Eyed Boy», on se croirait presque en train d’écouter de la britpop, tout comme avec le très swing «Tip Toe». Au gré des titres, les ambiances changent sans redite et on a même droit à une reprise des barbus Bee Gees. Les faits sont là, chaque morceau est unique. Ils ne présentent entre eux aucune cohésion, ce qui fait le charme de cet album ovni sorti sur un label ovni. Mais le tout est de très bonne qualité. À conseiller pour les gros, les grands, les petits, les imberbes, les velus, les chauves. Bref, à tous.


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