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Après plus de vingt ans de séparation et pour la première fois de leur histoire, The Police s’est produit dimanche passé en concert en Suisse. C’est le stade de Genève qui a eu le privilège d’accueillir le trio mythique.(…)

The Police, Stade de Genève, 16.9.07



Après plus de vingt ans de séparation et pour la première fois de leur histoire, The Police s’est produit dimanche passé en concert en Suisse. C’est le stade de Genève qui a eu le privilège d’accueillir le trio mythique.

En première partie, Fictionplane nous propose un rock sans grande originalité, sympa pour patienter mais pas de quoi déchaîner les foules. Notons juste qu’il s’agit d’un trio composé d’un batteur, d’un guitariste et d’un bassiste qui assure le chant. Cela ne vous rappelle rien? Et bien figurez vous que le bassiste/chanteur n’était autre que le fils de Sting. Comme quoi, le talent n’est pas toujours héréditaire.

Vingt minutes après le départ de Fictionplane , ce sont les premières notes de "Message in a Bottle" qui raisonnent dans tout le stade. Pas le temps de se mettre en jambes, Sting et ses acolytes annoncent la couleur avec ce premier titre incroyablement efficace. Quelle claque pour un début de concert, on aurait presque préféré l’attendre un peu plus longtemps. 
Ils enchainent ensuite les tubes : "Synchronicity II", "Don’t Stand So Close to Me" dans une version quelque peu ralentie, "Walking on the Moon" appuyée par des magnifiques jeux de lumières et projections sur les écrans géants, l’incontournable "Roxanne" reprise en cœur par tout le stade, "So Lonely", une "Can’t Stand Losing You" très dansante qui restera un des moments forts de la soirée avant de terminer par "Every Breath you Take" suivie de la survoltée et très rock "Next to You". Au total, dix-neuf morceaux qui n’ont pas pris la moindre ride et sur lesquels le public – très hétéroclite et de toutes générations – prend plaisir à danser et à chanter. Le tout avec un son irréprochable (qui paraît-il avait tendance à se gâter plus on reculait dans le stade, faute à l’écho).

The Police a séduit les quelques 30’000 spectateurs par leur sympathie et leur simplicité. Andy Summers n’aura changé de guitare qu’à quelques rares occasions, Stewart Copeland se contente d’une batterie tout à fait modeste et de quelques autres percussions. Quant à Sting, sa vieille basse totalement élimée lui suffit amplement et il prend plaisir à communiquer avec le public. Le résultat est excellent. Comme quoi, pas besoin de moyens faramineux pour offrir un spectacle de qualité. Seul point négatif de la soirée, le prix trop élevé des billets, raison pour laquelle le stade n’était pas totalement remplit.

Bref, un grand retour sur le devant de la scène pour The Police qui aura fait revivre son rock de la plus belle des manières. On ne peut qu’espérer que les derniers mots de Sting n’étaient pas là uniquement pour la forme quand il a dit : « À bientôt ».


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