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Good Charlotte

Good Morning Revival

EPIC - SONYBMG


Sur fond de pseudo-scène bariolée de bandes oranges, cinq petits gars proprets, tout de noir vêtus, jouent les mimes. C’est la pochette du quatrième album, intitulé Good Morning Revival, du groupe des frères Madden. Leurs plus fervents détracteurs pourraient s’étonner de cette sortie… C’est logiquement que les Good Charlotte étaient considérés par certains comme définitivement morts et enterrés après le succès mitigé de The Chronicles of the Life and Death (2004) et surtout les frasques à répétition du chanteur Joel Madden. La scène punk-rock ne souffre guère de groupes passant dans les magazines people une fashion victim sous le bras… Mais c’était sans compter la force de ce groupe du Maryland qui est passé par la gloire avec The Young and the Hopeless (2002).

Petite intro organique de clavier baveux et de backvoice surboostée de réverb’… L’entame fait des frissons dans le dos… Dès «Misery», le rideau est levé. C’est bien du Good Charlotte : mélodie efficace, rythmique binaire, son de gratte moins qu’amateur, voix de boys band surfant sur la vague punk-pop à minettes… Pas de surprise ! Rien de nouveau… Faut-il persévérer ? Allons-y ! «The River», un bon morceaux formaté pour les ondes, rien de plus… Presque audible «Dance Floor Anthem» a tendance à faire remuer le talon en rythme… Le summum est pour maintenant ! Un beat technoïde et un essai au hip-hop, c’est le single tout désigné de l’album: «Keep Your Hands of my Girl» Hou !! Gare à ne pas garder la mélodie en tête… Le reste de l’album oscille entre ballade romantique de mauvais goût et rythmes semblant tout droit venir de boys band d’Europe de l’est. Un orgue gothique introduit «All Black», souffrance sentimentale et surtout meilleur exemple de l’album des pire solos de Benji. La fin de ce dernier effort des Good Charlotte est surprenante. «Beautifull Place» et «Something Else» bien qu’étant des purs produits de rock FM sortent du lot. Rassurons-nous, tout est une histoire de comparaison avec les autres morceaux… Stop! Ne l’écoutez plus…

Pas de doute, les jumeaux sont à la voix et à la guitare et se tirent chacun la couverture… Un problème de production ? Et pourtant, c’était tout de même Don Gilmore (Linkin Park, Avril Lavigne) derrière les manettes… Malgré une volonté audible à se renouveler dans un style plus électro et le matraquage médiatique de son titre phare, la sauce ne prend pas… Cela sonne faux. Les mélodies sont certes efficaces mais la lassitude prend vite sans que le titre suivant permette de se relancer dans l’écoute. Si ce coup-ci, ils nous ressortent un album…


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