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Kadavar + Blues Pills à l’Amalgame


REVIEW - L’automne bien installé chez nous : il est fini le temps des festivals open air ainsi que les flâneries sur les terrasses. Mais cela veut aussi dire qu’il est plus que temps d’aller se réchauffer dans les salles de concerts. En ce mardi 11 octobre 2016, c’est à l’Amalgame club d’Yverdon devant un public venu en nombre et d’un peu partout que se sont produits deux groupes de rock old school : Kadavar et Blues Pills.

Kadavar est un trio allemand jouant un rock vintage et puissant que l’on peut facilement comparer à Black Sabbath, Led Zeppelin ou encore à Hawkwind. On reconnaît très aisément les sonorités seventies de ces groupes dans leur musique : solos bluesy sous stéroïdes, montées harmoniques, basse soutenue et une batterie infernale martelant à tout va accélérant la cadence ou entremêlant des contre-temps prenant l’auditeur par surprise. En un mot, du bon rock à la limite du progressif et du space rock ! Le trio joue sur un rang tant la petite scène de l’amalgame club est encombrée par les instruments des groupes venus jouer ce soir.

Les Berlinois entament leur set avec ‘Come Back Life’ de leur album précédent Abrakadavar. On leur passera ce jeu de mot plus que douteux tant on se sent déjà hocher la tête en rythme, en même temps d’ailleurs que le batteur dont les cheveux au vent semblant être animés de leur vie propre. Très vite le public est gagné par cette vague rock’n roll et le groupe va enchaîner pendant plus d’une heure des titres de leurs différents albums de Kadavar à Berlin, leur dernier album en date sorti cette année. Ils auront joué des titres comme ‘Eye of the Storm’, ‘Last Dinosaur’, ‘The Old Man’ ou encore ‘Creature of the demon’. Le public est content – je pense même que nombreux sont venus spécialement pour eux. Le son de la salle est top : je ne sais pas si les installations ont changé mais les instruments sonnent bien sans que le volume ne soit excessif. Autant dire que de pouvoir assister à un concert rock sans bouchons auriculaires sans pour autant avoir l’impression que le son est faible est un confort auquel on s’habitue rapidement : je n’ai pas hâte de retourner dans certaines salles où le but du jeu semble être de flirter au maximum avec la limite légale de décibels si bien qu’au final cela se fasse au détriment de la qualité du concert.

Le temps de mettre en place les instruments et de faire les derniers réglages, Blues Pills monte sur scène. Nous avions déjà vu une prestation des Suédois il y a un an à Fri-son et nous avions été, il faut le dire, enthousiasmés par leur rock vintage. Entre temps, ils ont sorti leur deuxième album, qui a fait un carton un peu partout en Europe de la Suisse à la Norvège, intitulé Lady in gold. C’est d’ailleurs sur le titre éponyme que le groupe entame son set.

D’un quatuor, le groupe est passé à un quintet s’adjoignant un cinquième membre pour assurer les parties claviers propre à leur nouveaux titres. Si l’énergie est là, force est de constater que le public n’accroche pas ; j’ai aussi été dans le même cas d’ailleurs. Difficile d’en expliquer la raison exacte mais on peut y voir plusieurs raisons, le première étant le contraste musical entre les groupes qui si tout deux jouent un rock au son vintage, il n’en demeure pas moins que leur styles respectifs diffèrent. Le son de Kadavar s’approche d’un rock plus progressif et planant alors que le rock de Blues Pills est plus orienté vers la soul surtout sur Lady in Gold.

Ce n’est qu’après 15 minutes que le public commence à crocher, lorsque le groupe passe à des morceaux de leur premier album, l’éponyme Blues Pills. De là à dire que leur deuxième album ne passe pas la rampe du live, il y a un pas que je ne ferais pas. En effet, il y a d’autres facteurs qui pourraient être en cause comme des problèmes de sons : il y a comme une impression que l’ingé son n’était pas à l’aise sur la console de l’Amalgame. Cela s’est notamment ressenti au niveau de la balance des sons : la voix  semble trop présente au détriment des instruments qui semblent pour le coup trop en retrait ; à tel point que la batterie semble ne pas être sonorisée tant elle manquait d’impact – après vérification elle l’était. Entre l’alternance de morceaux rock et soul, les couacs au niveau du son ainsi que le manque d’impact, le public ne suit pas vraiment, et ce malgré le rappel qui va faire appel aux deux tubes du groupe, ‘Devil Man’ et ‘High Class Woman’ qui vont néanmoins laisser une bonne impression. D’ailleurs il y a encore eu des couacs au son – comme un micro coupé 2 secondes – lorsque la chanteuse est revenue seule pour le rappel pour chanter au clavier.

Au final, on a eu plutôt l’impression que le public était d'avantage venu pour Kadavar que pour Blues Pills et ces derniers ont eu de la peine à convaincre le public. Contrairement à Kadavar, que personnellement j’avais très envie de voir, qui ont su séduire leur public.


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