dimanche , 22 octobre 2017
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El Comunero

Sigue Luchando

Label: L'Autre Distribution / Disques Office

ESPAGNOL – Vous allez croire que l’on s’écarte encore une fois du sujet en chroniquant de la musique espagnole. C’est vrai qu’on vous a déjà parlé de rock iranien (Kourosh Yagmaei), Indien (Kryptos et Atomic Forest), roumain (Phoenix) ainsi que d’autres compilations assez hors-norme (It’s a Psychedelic World). N’empêche qu’El Comunero n’est pas si dépaysant que ça. Explications.

En regardant de plus près qui se cache derrière ce projet, on retrouve quelques connaissances plus que familières. En effet, El Comunero est une sorte de « super groupe »  composé de musiciens de divers horizons et de plusieurs groupes français, dont notamment les Hurlements de Léo pour ne citer qu’eux. Le groupe reprend des vieilles chansons pour la plupart espagnoles et révolutionnaires qui ont eu leur moment de gloire durant la guerre d’Espagne.

Ce disque est très chaleureux et ne s’adresse pas qu’aux personnes parlant espagnol. La musique derrière est entrainante, parfois nostalgique, comme c’est si bien le faire, les Hurléments de Léo ou d'autres groupes de la nouvelle scène française. Même si l’auditeur ne comprend pas toutes les paroles, il se sent très bien en compagnie de Tomas Jimenez et de ses musiciens. Sans doute, ces mélodies et ces airs au parfum de liberté. Et si en plus l’espagnol vous est familier et que vous avez une légère sensibilité de gauche, ce disque sera à n’en pas douter, la révélation de cette fin d’année.

 

 

Le petit livret à l’intérieur est très pratique. Hormis les paroles, vous trouverez un petit explicatif sur chaque chanson qui permet de se situer historiquement et d’en savoir un peu plus sur le morceau que vous écoutez. Vous reconnaitrez facilement "The Partisan" que Léonard Cohen a aussi repris en 1969. Cette chanson a été écrite par Emmanuel d’Astier de la Vigerie en 1943, homme politique et résistant français. (Vous voyez que le livret est utile, on apprend un tas de trucs).

El Comunero peut se la jouer de manière rock (Cancion del Frente Unido) sur des paroles de Bertold Brecht, reprendre un chant funèbre jamais enregistré (Sus Ojos) ou encore chanter un hymne anti franquiste catalan très populaire (L’Estaca). Notre coup de cœur ira à "Alerta", l’hymne d’une organisation prémilitaire des jeunesses républicaines. En fin d’album, quatre titres live sont proposés. Ce sont des morceaux qui figurent sur le premier album du groupe. Vous l'aurez compris, nous vous recommandons vivement l'expérience El Comunero et on attend de pied ferme un concert dans le coin !

 


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