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The Living Dead Boys

Hommage posthume


"’The dead travel fast.‘"
                Bram Stoker, Dracula’s Guest

    Formé en 2004 par le guitariste zombie virtuose Carnicero, le hurleur misanthrope Lagardère, prêt à botter à la Nevers le premier faquin qui lui chercherait noise, et le ténébreux bassiste Romainville, The Living Dead Boys offre à l’auditeur un mélange savamment négligé de rock progressif, de new wave glaciale et de sonorités electro, de riffs rageurs et de mélopées inquiétantes. Atari Teenage Riot (Alec Empire) ou Prodigy (Liam Howlett) ont certes défriché le terrain fécond du punk-rock-techno, mais ce sont nos trois pieds nickelés -liés par un pacte invisible et bénis par une inspiration sans faille- qui ont abattu le boulot nécessaire pour amener le «cross-over» acoustique/électrique-électronique à son point de convergence nécessaire et rêvé, unissant la froideur des beats numériques à la terrible discipline du metal dans une harmonie aussi impie que gracieuse.

    Sous des dehors mélodramatiques et grand-guignolesques, la performance nihiliste des trois musiciens est sans aucun doute impressionante. L’aura chaotique qui entoure leur trio obscène faisant même parfois peur. L’ajout de samples de films d’horreur de la grande époque (films de zombies et autres joyeusetés), l’utilisation dans leurs morceaux de boucles electro rappelant le meilleur des musiques de ces mêmes films (John Carpenter p.ex.) et leurs références incessantes à la mort ajoutent encore au malaise.

    Les imprécations de Lagardère réveillent les pulsions primitives enfouies dans l’âme de chacun,  la basse métronomique de Romainville remplit allégrement le rôle des rythmes les plus barbares, la guitare fantasque de Carnicero faisant scintiller la musique des Living Dead Boys de mille feux. On pourrait les soupçonner  de commerce avec le Diable, une telle conjonction de talents se révélant pour le moins suspecte. 
Enrichi de références musicales aussi nombreuses que maîtrisées, de Magma à Slayer, RammsteinShe’s dead»), les Stooges, le MC5, Suicide et New Order, voire Police (le formidable «Dead Star») ou même PlaceboThe Game», la voix de Lagardère), la musique des Living Dead Boys est blasphématoire, cultivée, géniale et «nécromantique»!

Lien vers l’interview
Lien vers la chronique de concert

Lien vers leur page MySpace

Photos par ©Alain Groux
Effets photographiques par Tania Michelet[email protected]

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