dimanche , 23 septembre 2018
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Tue-Loup

9

Label: Dessous de Scène / Disques Office

ROCK-FRANÇAIS – Peu médiatisés, les français de Tue-Loup sont néanmoins reconnus comme un groupe de talent, authentique et sincère. Loin des paillettes de la capitale, le groupe emmené par Xavier Plumas sort déjà son 9ème album.

Il y a une douzaine d’années une fille m’avait offert LA BELLE INUTILE, 3ème album de Tue-Loup. Bien que j’avais trouvé le nom du groupe et la pochette très bizarres, j’avais beaucoup apprécié ce disque. Sombre, rock, intense, parfois poétique, tous les ingrédients réunis pour que je croche. Par la suite, je m’étais procuré un album plus ancien, LA BANCALE, qui m’avait moins touché, mais sur lequel on retrouvait quelques petits bijoux (Putain d’été). A la sortie de PENYA, j’avais été un peu décontenancé par le flow parfois rapide de Xavier Plumas (La Main Droite du Batteur d’Elvis) et par le clavier jazzie qui faisait son apparition, mais l’album une fois de plus était de grande qualité. Les années suivantes, je n’ai malheureusement pas suivi la discographie du groupe qui s’est étoffée de quelques albums pour arriver aujourd’hui au neuvième avec un disque intitulé tout simplement « 9 ».

 

 

Lorsqu’on adore un album et qu’on découvre le reste de la discographie, il y a le risque d’être un peu déçu, on compare toujours au premier écouté (qu’on connait beaucoup plus) et c’est forcément un peu moins bien. En écoutant ce nouvel opus, je suis au contraire retombé dans mes premières amours de LA BELLE INUTILE. On retrouve cette noirceur qui va si bien au groupe. Il y a moins de titres, il y en a 9 forcément, mais ils sont un peu plus longs, avec des passages instrumentaux importants (dont un titre complet "Mark-Mark") où les guitares saturées vous prennent aux tripes. Tue-Loup crée plus que des chansons, ils fabriquent des ambiances, des moments uniques et intenses (Les Abysses). La voix de Xavier Plumas, si particulière, si grenue, colle à merveille avec ce rock sombre et peut aller très loin (Margot). La mélancolie est encore au rendez-vous, peut-être encore d’avantage que par le passé, au détriment de quelques mélodies. S’il y avait un peu de gaîté sur PLENYA, on en est définitivement débarrassé sur « 9 ». Seul le morceau "Les Chevauchées" en dernière plage est plus léger et clôt l’album en douceur et en contraste sur quelques notes de flûte.

Ce nouveau disque m’aura permis de redécouvrir ce groupe si étonnant et talentueux. LA BELLE INUTILE gardera toujours une place particulière, mais « 9 » est un excellent album qui mérite d’être salué.

 


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