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Top albums de la décennie

Le meilleur selon Lords of Rock


C’est à la mode et nous ne pouvions pas passer à côté, ne serait-ce que pour torturer les chroniqueurs de Lords of Rock. Nous leur avons demandé de sélectionner un (et un seul) album à retenir durant ces dix dernières années. Imaginons que l’on doive tout effacer et ne garder qu’un seul disque ? Il y aura des oubliés, des impensables et des litigieux. Ce top est totalement subjectif et personnel. A eux de jouer…

François : Feu!Chatterton avec « L’Oiseleur ». J’ai choisi un album français comme pour oublier l’amertume d’un monde de rock devenu quasi-uniquement anglophone. L’oiseleur est sorti en 2018 et difficile de ne pas l’écouter aussi bien en cas de spleen qu’en pleine euphorie. Le quintette parisien emmené par le charismatique Arthur Teboul nous propose une musique pleine de poésie, ou l’inverse, de beaux mots et de figures de style qui s’enchaînent au rythme de mélodies tantôt rock, tantôt pop, parfois électro. Toujours élégant et inspirant, Feu!Chatterton impose son style et remet au goût du jour la langue française à l’image de Feu Gainsbourg ou Bashung.

Bud : Mon album de la décennie sera « Hisingen Blues » par le groupe suédois Graveyard. Sorti en mars 2011, soit tôt dans cette décennie, l’album long de 9 titres s’étirant sur 39min28 paraît trop court tant l’alternance d’ambiance et d’humeur est savamment agencée. Graveyard parvient mêler un son crunchy à un blues très personnel qui tire au final sur une forme de rock-stoner teinté du glorieux rock des 70´s sans être passéïste pour autant. La pochette pourrait être une toile de maître et le contenu tout autant. « Hisingen Blues » est capable de ravir les dingos de rock comme les novices, son écoute est même capable de faire bouger votre mère que vous imaginerez alors les cheveux longs jusqu’à la ceinture, une cigarette artisanale magique au coin des lèvres en pleine campagne au volant d’une dodoche bariolée. Et point positif supplémentaire, les paroles sont bien pensées, chantées avec une voix un poil haute-perchée qui ne laissera pas de marbre les fan de Led Zep’. Si la vigueur n’est pas en manque dans ce disque, un certain sens de la mélancolie tend à pointer son nez pour permettre à « Hisingen Blues » d’être d’une homogénéïté qui friserait scandaleusement un certain sens de la perfection.

Lisa : « The Magic Whip » sorti en 2015 sonnait le retour de Blur au complet après le dernier du quartuor en 1999. Un concentré du meilleur de groupe phase des années 90 de « Leisure » à « Think Tank » avec les influences world de Damon Albarn et la touche du génial guitariste Graham Coxon. Cet album prouve que Blur sait se renouveler, se dépasser, insérer de la nouveauté et assure toujours sur scène… bref un classique.

Damien : « Thank You, Happy Birthday » de Cage The Elephant pour ma part. Si les gus du Kentucky trustent maintenant les tops de leur catégorie, cet album est le réel tournant pour leur carrière. Un petit côté cradingue bien comme il faut, teinté d’audace et de fougue pour s’aventurer vers des territoires encore inexplorés pour le groupe jusque là. Un mélange de grunge et de rock qui les a d’ailleurs propulsés sur scène aux côtés des Foo Fighters le temps d’une mini tournée. Depuis Matt Schultz et sa bande comptent trois galettes de plus et s’entourent de types comme Beck, Dan Auerbach (Black Keys) ou encore Britt Daniel (Spoon), excusez du peu.

Lucas : De mon côté j’ai retenu « POLYGONDWANALAND » de King Gizzard and the Lizard Wizard. Difficile de choisir avec un tel groupe… Cet album se sera péniblement frayé un chemin pour atteindre la première place de mon podium personnel, mais dites-vous qu’il constitue le quatrième opus enregistré par la groupe en cette seule année 2017. King Gizz -pour les intimes-, c’est l’absence de limites musicales. Leur univers se dilate, absorbe toute influence, la régurgite au hasard. Rock microtonal, trash metal, pop psychédélique, jazz… Rien n’est fixe. Et surtout pas les mesures de leurs morceaux. « POLYGONDWANALAND » donc, ou la célébration de la polyrythmie. Chaque morceau se fond dans l’autre, mais les instruments se croisent de manière étonnante, on croirait parfois que la bande joue une piste différente dans son coin, et pourtant tout s’imbrique parfaitement. Du massif « Crumbling Castle » au climax « The Fourth Color », les australiens nous avertissent sur l’état de notre planète qui fuit de partout sur fond de prog-rock psychédélique -et en 7/4, s’il vous plaît. Une galette qui saura passer l’épreuve du temps, sans nul doute, mais notre espèce saura t-elle, elle, perdurer ? C’est beaucoup moins sûr… «Are we safe in our citadel ? ».

Dorine : Difficile de ne choisir qu’un album sur cette décennie. En 10 ans, j’ai habité 3 villes différentes et j’ai grandi sur lordsofrock. J’ai passé la majorité de mon temps à Paris, et c’est dans cette ville que j’y ai fait des rencontres artistiques mémorables. Celle qui m’a le plus marquée, c’est l’interview de Manou et Lolo d’Elmer Food Beat. C’était un jour morose où il venait d’y avoir un attentat à Bruxelles et au niveau boulot, je n’en voyais pas le bout. Manou et Lolo ont illuminé ma journée avec leur bonne humeur, leur générosité et leur grande humanité. Mais je m’égare de l’objectif de cet article. J’hésite entre deux groupe. J’ai vu les Fatals Picards plus de fois en concert que n’importe quel groupe. Mais il n’y a pas vraiment d’albums que je peux écouter entièrement sans passer une ou deux chansons. Par contre dans la même catégorie, leurs amis, l’album « Matures et Découvertes » du groupe Les 3 Fromages a été ma révélation de la décennie. Datant de 2015, cet album est composé de hit, des parodies des grands noms du punk rock avec « Nirvanoir », des titres aux univers geek et des paroles qui donnent le sourire. Un album que je peux écouter en boucle sans me lasser.

Emilie : L’album à retenir durant cette décennie reste « Dead Silence » de Billy Talent. Fin du débat. Puisque je vous dit que c’est celui-là, faites moi confiance. Non je ne rentrerai pas plus longuement dans le sujet, pas d’argumentaire à avoir, écoutez simplement.

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