Obits

On retrouve toujours pas mal de choses intéressantes chez les Obits. Un côté non-conformiste, une énergie à toute épreuve, une voix criarde comme on les aime, des guitares saignantes qui traversent les époques et un sens de la provocation bien particulier. Avec les Obits, on sent que ça peut partir en vrille à tout moment, en live comme en studio. Derrière les compos qui paraissent solides, il y a toujours une touche un peu expérimentale qui pourrait laisser la place belle à l’improvisation (Besetchet, Receptor), la grosse basse de Greg Simpson n’y est pas étrangère. En passant d’un titre à l’autre, on traverse quelques décennies au gré des influences. On ressent une influence « stoogienne » sur quelques titres (This must be done, This Girl’s Opinion, I’m Closing In), ou alors on est dans une vague punk-garage qui déchire tout sur son passage (Operation Bikini) et on dévie même sur les Cramps par moment (It’s Sick). La force des Obits est de pouvoir se permettre ces écarts, tout en restant crédibles.

Le groupe s’en sort bien avec quelques titres comme "Taste The Diff", "Spun Out", ou encore "Pet Trust". Des titres qu’on ne classe pas bêtement dans un style, mais qui sont véritablement dans leur monde et qui leur correspondent le mieux. La mélodie y est d’avantage soignée ce qui renforce la qualité des morceaux. Et pour le punch, il n’y a pas trop à s’inquiéter. Les Obits envoient la patate quand il le faut et savent trouver des moments plus expérimentaux, un peu planant, un peu psyché sur les bords.

BED AND BUGS est un bon disque, mais il ne rivalisera pas avec I BLAME YOU (2009). Il est dans la continuité de MOODY STANDARD AND POOR (2011) et contentera probablement les fans. Le groupe tente des choses, sort quelque fois des sentiers battus, mais reste fidèle à son style partiellement décalé.

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