vendredi , 20 juillet 2018
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Midnight Locomotive

Review + Interview

REVIEW + INTERVIEW - Dans le cadre du festival Rock The Gibus, les Midnight Locomotive clôturaient la neuvième date de sélections. C’était l’occasion de découvrir ce groupe parisien encore tout frais.

Quatre groupes monteront sur scène ce soir en espérant se qualifier pour les demi finales. Midnight Locomotive, eux, sont plus décontractés puisqu’ils sont invités à jouer le temps que le jury délibère. C’est donc un set de 40 minutes qui les attend en fin de soirée, en attendant faisons connaissance !

Lords of Rock : Vous n’êtes pas tous sur Paris, c’est difficile de gérer le groupe alors que vous ne pouvez vous voir qu’en semaine ?

Jean : On ne fait pas tous nos études à Paris…

Sam : Je suis à Lyon, et Jean est à Compiègne même s’il ne l’assume pas du tout ! (rires) Quant à Diego et Louis, ils sont sur Paris. Cela n’engendre pas de gros problèmes. On se voit le weekend, même si durant la semaine on se manque beaucoup !

 

Vos débuts, c’était dans les tremplins ?

Sam : Nous avons gagné l’édition 2009/2010 du Fallenfest. Mais même en gagnant, tu n’es pas du tout propulsé au devant de la scène. Nous avons gagné 9 jours dans un studio, ce qui nous a permis d’enregistrer notre maquette, mais cette aide ne fait pas tout, et ne nous a pas servi pour notre album.

Jean : Les maquettes étaient quand même indispensables, donc ces 9 jours ont été très utiles. En fait, nous n’avons encore rien sorti, mais on prépare un LP (11 titres).

Sam : 3 titres sont déjà disponibles sur Souncloud, mais l’album est prévu pour fin 2012 idéalement. Rien n’est fait, nous sommes encore en pleines démarches avec les labels.

Louis : On ne peut pas vraiment donner de date puisque ça dépend de paramètres autres que l’enregistrement et la production des titres.

 

Pas mal de personnes dénigrent ces tremplins, disant que c’est un cercle assez fermé. Pour avoir participé, c’est vrai ?

Diego : On comprend l’énervement du à une défaite face à un groupe qui aurait apporté tous ses potes. Par contre, lorsqu’on s’inscrit, on sait à quoi s’attendre, et on joue le jeu !

Sam : Il y a une part de vérité, même s’il faut bien différencier les tremplins. Par exemple, ce soir dans le cadre du festival Rock The Gibus, il y a un vrai jury ! Mais le pire, ca reste les votes à main levée où là, le nombre de potes est capital, et le décompte des voix est très approximatif…

Jean : Dans ces tremplins avec des votes à main levée, la musique n’a pas sa place. Mais malgré les mauvais côtés, ces tremplins permettent quand même à des groupes de faire des dates facilement, de jouer dans des bonnes conditions techniques, dans de belles salles.

 

À seulement 21 ans, déjà des meilleurs concerts, ou souvenirs ?

Jean : Dernièrement, on a joué pour le Gala de l’école Centrale Paris à l’Equinoxe. Le public dansait, était très motivé, ca nous donnait vraiment envie de nous donner encore plus ! On a beaucoup aimé cette scène. Nous avons aussi joué dans un festival allemand, où les conditions d’accueil étaient incroyables, un staff très gentil, et un public au rendez-vous !

Sam : Boisson, nourriture, et d’autres choses à volonté ! (rires)

Jean : Heureusement nous avons plus de bons que de mauvais souvenirs !

 

Mauvais souvenirs ? C’est à dire ?

Sam : Il y a des galères, qui deviennent drôle avec le recul. Mais plus sérieusement, on avait gagné un tremplin pour jouer à une soirée étudiante. Le jour même nous les appelons, et apprenons que le concert est annulé ! On joue souvent dans des plans de ce genre, un peu galères, mais si le public est présent et motivé, cela marche ! Là, nous avons été très déçus par ces étudiants qui dispose quand même de moyens et d’une logistique importante grâce à leur école, et qui n’ont même pas pris la peine de nous prévenir de cette annulation de dernière minute. On se rattrapera sur le Point Gamma, à Polytechnique, où nous avons la chance de jouer, encore grâce à un concours que nous avons gagné !

 

Et ces dernières semaines, le rythme était soutenu ?

Sam : Nous avons joué au Printemps de Bourges, on en garde vraiment un très bon souvenir ! Les conditions étaient géniales, et on a vraiment été très bien reçus ! On espère y retourner.

Louis : On démarche pas mal de festivals, mais il y a beaucoup de demande, et au final nous avons souvent de la chance en ce qui concerne nos dates.

Sam : Personne ne nous aide, et c’est pour ca que nous avons du mal lorsque ce sont des très grosses organisations. C’est compliqué d’avancer sans attaché de presse. Mais cela ne nous démotive pas du tout, au contraire !

Louis : Durant les deux derniers mois, on était à un concert par semaine.

Sam : Et on adore ça ! Quand je suis à Lyon, j’attends vraiment le weekend avec impatience !

 

Au niveau des compositions, vous fonctionnez comment ?

Sam : C’est Diego qui crée la base. Il nous propose ses compos, et durant les répétitions, on peaufine tout ca ensemble. Cela se fait petit à petit.

Jean : D’ailleurs ce soir, on est plutôt contents de jouer principalement des compos, et une seule reprise : Roxanne de Police

 

Les actualités à venir ?

Sam : Le fameux album en préparation, un clip va bientôt sortir, et pour nous suivre vous pouvez nous retrouver sur Facebook : https://www.facebook.com/Midnightlocomotive

 

Sur scène, tous les groupes se sont énormément donnés, et il est temps pour le jury de se retirer. Sam, Jean, Louis et Diego montent sur scène, habitués des salles parisiennes comme le Gibus. On démarre assez énergiquement avec "Pineapple Cheeks", et Jean jongle facilement entre guitare et clavier. On enchaîne avec "I’m Nervous", "A Locomotive Named Express", et "The Giant War of Jupiter", le titre incontournable de ce jeune groupe. Et en fin de morceau, l’harmonica ne manque pas de nous rappeler Neil Young ou Bob Dylan. De quoi rendre nostalgique certains ! Quel que soit le morceau, on est loin du rock adolescent basique : tous maîtrisent leurs instruments, les structures sont plus recherchées que le lassant couplet/refrain. À seulement 21 ans, influencés principalement par le jazz et le blues, les Midnight Locomotive ont créé leur propre univers, et ça nous plaît ! On enchaîne avec une reprise de Police : "Roxanne", qu’ils s’approprient parfaitement. "Trouble Maker", "I Pray the Weather", pour terminer sur "Around Midnight" (LE blues à dégainer si vous avez réussi à ramener votre cible chez vous !). Chaque membre est clairement épanoui sur scène, le sourire ne les a pas quitté ! Un set réussi, le groupe a su captiver un public impatient d’avoir les résultats du jury !

On retrouve les Midnight Locomotive au Point Gamma le 2 juin, pour la plus grande soirée étudiante de France…Préparez vous !

Quant aux résultats, les Stereofish sont les grands gagnants. Avec seulement cinq compos, ils ont su convaincre un jury exigeant ! Les riffs sont assez simples, mais Edie, la chanteuse, possède une bonne voix, qui colle parfaitement avec l’univers quelque peu mélancolique du groupe. On les retrouve le 29 juin au Gibus pour les demi-finales ! À retrouver sur facebook  par ici !

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