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Indochine

Concert Privé

Le Trianon, Paris (FR), mercredi 9 décembre 2015

REVIEW - En ce soir de décembre, le groupe Indochine joue dans un Trianon plein à craquer pour un dernier concert en 2016. Suite à son partenariat récent avec Tidal, la soirée d'ailleurs retransmise en directe sur la plate-forme de streaming.

 

Le DVD des derniers live au Stade de France est sorti, et quoi de mieux pour la promo que de se retrouver une dernière fois sur scène pour un concert privé, même « très très privé » selon RTL2. Peu après 20 heures Nicola et sa bande arrivent sur la scène du Trianon et démarrent par « Ceremonia » et « Alice et June ». Premières impressions : il est vraiment bon de voir le groupe dans une salle si intimiste, Indochine étant habitué aux Zénith ou même le Stade de France. Pas d'écrans de la taille d'un terrain de tennis, pas de projections aux murs, nada. Nicola, ses acolytes et c'est tout. La soirée va être bonne.

Les fans se tassent pour s'approcher encore un peu plus du chanteur, celui en qui ils se retrouvent, à travers ses textes, à travers ses mots. Toute une flopée d'apôtres qui ont le privilège d'effleurer leur messie avant Noël. Pendant « Marilyn », Nicola Sirkis lance « Même pas peur », en référence aux attentats du 13 novembre dernier. Après quelques morceaux récents (« Traffic Girl » et sa pluie de confettis, « Black City Parade »), retour aux sources avec « Miss Paramount ». On ne dira jamais assez à quel point ces chansons sont intergénérationnelles. La température monte, les murs tremblent, le sol aussi, visiblement les fans de la première heure et les plus récents s'y retrouvent. Retour au calme et à la mélancolie avec « The Lovers » et « Le Baiser »… « On ne pouvait pas faire un concert comme si de rien n'était, surtout pas ici à Paris. Si un Dieu existait, est-ce qu'il aurait voulu tout ça ? Je ne crois pas. Accrochons-nous à nos vies, accrochons-nous à nos rêves, restons humains. » s'exclame le chanteur. La foule émue ne peut que l'accompagner pour terminer le morceau. Vient une petite session « Alice et June ». Cette fois on parle de l'album sorti il y a dix ans déjà. Avec « Adora », « Ladyboy », « Sweet Dreams », « Gang Bang » et « Crash Me » le public est conquis. Ces chansons n'ont d'ailleurs pas été jouées pour la plupart depuis la précédente tournée. Il est temps de se retirer, pour finalement revenir plus fort et passer aux choses sérieuses.

Dès le début du rappel Indochine démarre avec « Trois nuits par semaine » et une nouvelle pluie de confettis. Depuis le Meteor Tour, le groupe a quelque peu rallongé le morceau et transforme désormais n'importe quelle salle de concert en cathédrale en ébullition. Le chanteur monte sur le plus haut des balcons et fait entrer les spectateurs dans une sorte de transe avant de redescendre sur scène pour conclure dans brasier ardent. Le public est brûlant, pas une minute à perdre, la bande lance un medley avec des morceaux plus énergiques les uns que les autres (« Paradize », « Canary Bay », « Satellite », « Play Boy »…). Sur 3ème sexe Nicola rappelle « N'en déplaise à tous les intégristes de dimanche soir, il y a des garçons qui aiment les garçons et des filles qui aiment les filles. ». Une véritable marée de bras remue le Trianon. Le concert est presque terminé, cela fait maintenant deux heures, il est temps de se dire au revoir avec « Kao Bang » en version acoustique, puis « Tallula », sur laquelle l'infatigable Nicola invite quelques demoiselles à monter sur scène, le temps d'un câlin.

Encore une fois Indochine était en osmose avec son public. Les nombreuses allusions aux attentats n'ont rendues que plus intenses les minutes passées au Trianon. Le groupe peut maintenant se consacrer à l'écriture du prochain album…


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