mercredi , 19 septembre 2018
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Enslaved

Riitiir

Label: Nuclear Blast / Warner

VIKING-METAL - Pour ceux qui avaient loupé le chapitre précédent, le bien nommé AXIOMA ETHICA ODINI (2010) séance de rattrapage et vite, si vous ne voulez pas vous retrouver au fond de la classe avec les cancres ! Les Norvégiens reviennent deux ans plus tard avec un album inspiré aux relents prog’ tout en restant dans le sérail de l’atmo-viking-death (désolé je n’ai pas trouvé mieux) afin de délivrer un disque habité et monumental.

Premier titre "Thoughts Like Hammers" ne fait pas dans la dentelle et assène plus de neuf minutes d’une musique lente, sombre où s’entremêlent les grawls d’Ivar et la géniale voix de Kjellson qui laissent un gout extrêmement amer en bouche, violent ou les partages satu/son clean dévoilent tout le génie des norvégiens. Franchement, on pourrait en écrire des pages , rien qu’avec le premier titre qui offre l’occasion d’une transe mystique (si si !) au cours de laquelle un message étrange et envoutant vient pénétrer la sphère auditive autour des six minutes : hypnotique et glacial.

La suite voit se dérouler assez logiquement deux belles pièces de choix avec "Death In The Eyes Of Dawn" et "Roots of the Moutain" beaucoup plus dans la veine black death avec des sons distordus, des tempis martelés, et très appuyés par ce bucheron de Bekkevold. Ces titres son habités et on comprend maintenant pourquoi le disque offre une pochette si spirituelle (des mains tendues vers le ciel). On a l’impression d’assister à une incantation rituelle dans laquelle mi-tempo et double croche déroulent le tapis à des mélodies dignet d’ISA (2004). D’ailleurs n’ayons pas peur, ce disque se place un cran au dessus, tant par sa présence que par la façon dont le disque est mené.

 

 

L’album s’achève sur le monument "Forsaken" plus de onze minutes de pure folie. Le morceau débute sur une mélodie façon « piano-déglingué » et laisse la part belle à l’un des moments les plus toniques de ce disque : double grosse caisse, adroite combinaison entre une basse lourde et des claviers froids comme les pierres, lors d’un break de deux bonnes minutes. On ne sait plus très bien ce qu’il se passe, mais ça se passe. Le morceau reprend de plus belle avec la lourdeur caractéristique des Norvégiens, qui vous atomise la tête jusqu’à un final de quatre minutes sur des notes froides et placées. Angoissant.

 


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