mardi , 25 septembre 2018
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Darkness Dynamite

Under The Painted Sky

Label: At Home / Wagram / Disques Office

METALCORE - Avant de commencer cette chronique, je tiens à m’excuser platement pour le manque de rigueur qui est le mien, auprès de cet excellent groupe, car cette galette trainait sur mon bureau au milieu de plusieurs piles depuis plus de cinq mois. Je dois dire que la surprise fut bonne même excellente dès la première écoute.

Lorsqu’on pense que le groupe s’est constitué en 2006 comme combo de deathcore, on se dit qu’elle est lointaine l’époque des mèches collées sur le front et des cris à la DWP. Si vous étiez resté sur l’album de 2009, THE ASTONISHING FURY OF MANKIND jetez rapidement un œil sur ce disque qui n’a absolument rien à voir avec le précèdent. Le groupe maitrise son sujet sur le bout des doigts, ambiance lourde, grattes carrées, basse puissante, voix posée là où il le faut sans chichi et un son respectant ce que sont les instruments : des machines utilisées par des hommes, et non pas le contraire.

Je me souviens de cette époque où il fallait détester les groupes de jeunes cadors tatoués un peu comme Betraying the Martyrs ou Parkway Drive en raison qu’ils n’étaient pas authentiques… Bon ok, ces putains de mèches ne sont pas au goût de tout le monde mais cela n’a rien à voir avec la qualité d’un disque. Précaution d’usage, j’ai toujours eu tendance à faire l’exact contraire.

La déferlante de hurlements et les rythmiques millimétrées donnent au metal la précision. Le talent fait le reste, c’est-à-dire 80% du boulot. Les morceaux sont étrangement teintés stoner à la Spiritual Beggars voire Orange Goblin. Je pense que le logo psychédélique organe fluo y est pour beaucoup ! Surtout ne vous fiez pas à la pochette, les parisiens de Darkness Dynamite sont bien un groupe de metal. "On cloud 9" est typiquement le genre de morceau solide, mélangeant une voix à la Phil Anselmo (période Down) avec ce côté southern, tout en conservant le violence rythmique dans les baguettes. L’occasion au passage, de méditer sur le mélange des styles entre un metal carré pour la section rythmique faisant penser tour à tour à Mastodon ou encore aux premiers Deftones dans les passages les plus lourds et un post-rock à la Dillinger.

L’aspect stoner recouvert d’un duvet psychédélique le tout enrobé par la puissance du metalcore donne à ce quatrième disque une saveur délicieuse. Pour ma part, j’espère les voir en concert car l’ambiance – entre énergie et douceurs – est un ticket vers la réussite.


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