vendredi , 16 novembre 2018
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Carcass

Surgical Steel

Label: Nuclear Blast / Warner

DEATH METAL - À une époque lorsqu’on me demandait ce que j’écoutais comme musique je répondais du « metal » tout simplement. Metal ne voulant plus rien aujourd’hui il est temps de se poser certaines questions. À une époque où l’on trouve des tee-shirts de Guns’N’ Roses aux Galeries Lafayette et des têtes de mort chez Vuitton, interrogeons les fondements de cette école.

Cette chronique se propose de parler de l’un d’eux. Carcass revient avec un disque burné du niveau d’ HEARTWORK 1993! Souvenez-vous de ce disque qui osait tout : grind, trash, mélodie bien avant Arch Enemy et d’ailleurs lorsqu’on réécoute le titre "Heartwork" il est très difficile de savoir de quoi l’on parle. Le seul dénominateur commun se nomme Michael Amott. Et puisqu’on parle de ce génie de la gratte parlons un peu de son homologue Jeff Walker (basse/chant) qui lui, n’a jamais quitté le navire depuis 1985. Une claque vous attend à tous les étages de ce onze titres. Il est évident que le travail de Mr Richardson (Anathema, Chimera, Cannibal Corpse, Devildriver, Kreator, Sepultura, etc.) y est pour quelque chose, sans parler du mastering de ce grand monsieur qu’est Andy Sneap ( la même liste en pire !) NDR : vous voyez un peu la team de malade !

Je ne sais pas par où commencer tant ce disque est riche : le son, les compos, la voix et quelle voix  n’en finissent pas de me faire mouiller mon slip sale de routier bedonnant! La batterie sonne d’enfer, du mi-tempo au blast en passant par des allers retours typiques du grind du plus bel effet. Tous les ingrédients sont-là. Et le groupe réalise une prouesse car cet enregistrement parvient à garder le cap sans donner l’impression de réécouter un vieux machin. Bref, ce n’est pas de Slayer que l’on parle là ! Nos angliches préférés parviennent à s’imposer en conservant leur son et l’avant garde mélodique qui fut la leur sans passer pour des has been (Slayer). Les "Trasher’s Abattoir" ou "The Master Butcher’s Apron" nous rappellent que les britanniques sont également de grands amateurs de médecine spécialité chirurgie digestive ! Ce retour aux affaires constitue – me semble t-il – l’un des meilleurs albums de la longue carrière de Carcass. N’oublions pas que ceux qui peuvent se targuer d’être là depuis près de 30 ans (le groupe s’est formé en 1985) ne sont pas nombreux.

Il est clair que Carcass a encore des leçons à donner aux jeunes cons qui voudraient rouler des mécaniques en faisant du rock brutal. Enculé va !


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