mercredi , 28 juillet 2021

Bruce Springsteen

A l’occasion du disquaire day 2014, Springsteen a fait paraitre un EP en vinyle en pressage limité à 7 500 exemplaires, ne contenant que des enregistrements inédits. « American Beauty », la chanson qui donne son nom à cet EP, avec un clip video officiel, est en réalité la plus mauvaise chanson des quatre. Vocalement, Springsteen fait ce qu’il peut pour chanter mal. Sur le texte et la composition, il a déjà fait bien mieux. La chanson a une puissance bonne pour la scène. Pourtant, elle n’a pas été crée sur scène avant la sortie de l’EP, alors que cette pratique est courante chez lui. On retrouve donc le même type de chanson que sur son dernier album HIGH HOPES (2014).

« Mary Mary » est déjà plus sympathique, dans un style très « springsteenien » de composition et d’écriture, rappelant son style plus folk et doux. On est très loin de l’énergie du premier titre et pourtant, cette sobriété sert le texte dans lequel le narrateur demande où « Mary » est partie.

Sur la seconde face de la galette (ben oui, il faut tourner le 33t !), « Hurry Up Sundown » est bien plus énergique, c’est une invitation enthousiaste à contempler un coucher de soleil. Un titre vraiment supérieur à "American Beauty", dans un style musical plus « californien ». « Hey Blue Eyes » est tout aussi typique du Boss. Un texte un peu vague, mais racontant ses histoires tristes, ces constats qu’il fait souvent. Une musique calme, sobre, interprété avec beaucoup de sentiments. Le genre de titre qui rappelle que Bob Dylan était l’une des premières influences de Bruce Springsteen, et qu’il n’a pas oublié ce style. Ce titre est proche dans le style de Nebraska (1982), un album de démos folks qui contrastaient musicalement, par leur sobriété et leurs portraits ou histoires assez tristes, avec le futur « Born in the USA », et qui reste l’un des albums les plus appréciés du Boss.

Au final, mis à part un titre éponyme qui manque totalement de subtilité, ces « oubliés » du dernier album sont finalement presque meilleurs que ce disque, qui, rappelons-le, cachait mal une petite panne d’inspiration par le nombre de reprises. Un beau cadeau fait aux fans, appelé à devenir un collector !

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