samedi , 22 septembre 2018
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Abraham

The Serpent, The Prophet and the Whore

Label: Pelagic Records

POSTCORE - Vous avez pu constater que notre rédac s’intéresse de très près aux productions locales, à l’image de l’album de Cortez chroniqué dans notre canard il y a quelques semaines de cela. Ce dernier avait récolté pas mal de suffrages parmi les fans de postcore. Cela tombe plutôt bien car les Suisses d’Abraham déboulent avec un disque qui va faire grand bruit.

D’une part ce disque enchaine assez vite – un an après un AN EYE ON THE UNIVERSE– qui avait révélé la maturité d’un groupe assis dans un postcore distordus, d’autre part ce disque réalisé avec soin vient nous brutaliser autour de huit titres entrainant. Bien sur ne vous attendez pas à danser la samba à l’écoute de ces langoureuses 6 : 44 minutes du premier titre car ça ne sera pas le cas. Ici on nage en plein cauchemar sombre rendu par des aigus, des distos, une basse d’outre tombe, une rythmique à la Cathedral et cette voix écorchée à la perfection… Tous les ingrédients du Doom-post-core-sludge-zombie (excusez du peu !) sont réunis pour vous faire « bader » à la seconde.

Le disque progresse vers des morceaux qui vomissent leur bile au gré d’une généreuse et versatile conviction. "The Great Dismemberment" évolue sur un registre plus emmené que le reste du disque ou encore "The Chymical Fiance" qui laisse planer les notes jusqu’à l’asphyxie. Mention spéciale pour le chanteur qui nous assène des notes hurlées-chantées-pleurées.

 

 

Le disque se termine avec un "Dawn" qui si cela n’est pas encore le cas, vous mettra le bourdon en moins de deux. Les distorsions amènent un petit côté « garage » pas désagréable. On croit reconnaître la verve de Dillinger Escape Plan et la noirceur d’un black que je juge proche d’un TRANSILVANIAN HUNGER notamment au niveau des guitares.

Un disque réussi qu’on aimerait découvrir sur une scène digne de ce nom


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