dimanche , 23 septembre 2018
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Beck

Modern Guilt


"Modern Guilt" – Beck, le multi-instrumentaliste du rock alternatif, a encore frappé. Presque quinze ans après le tube qui l’avait révélé au grand publique, "Loser", Beck Hansen arrive toujours à surprendre. Que ce soit à la guitare, au clavier, en maniant des samples, à l’harmonica ou aux percussions, ses albums sont un perpétuel renouvellement. Après le génial et totalement expérimental album "The Information" en 2006, il peut paraître difficile de surenchérir. Les morceaux de onze minutes, c’était fait. Les collaborations avec les 8-bit people et leurs gameboys, c’était aussi fait sur l’album "Guero". L’option restante étant un retour à la normale. Et voilà comment définir "Modern Guilt": un retour à la normale. Pas d’explosions. Pas de hurlements. Pas de samples totalement détonnants. On est très loin des fanfaronnades de "Sexx Law" sur le totalement déjanté "Midnight Vultures". "Modern Guilt" est un album presque neutre. La différence réside dans le presque. Pas vraiment de tubes, mais un ensemble et une cohérence excellente. Un album qui se laisse écouter du début à la fin avec le même plaisir. Il faut dire que sur cet opus, Beck collabore avec Danger Mouse, l’artiste à l’origine du son de Gnarls Barkley. Tout comme sur "St. Elsewhere" et son tube planétaire "Crazy", Danger Mouse produit et s’occupe des beats, samples et claviers sur "Modern Guilt". C’est probablement sur le morceau "Modern Guilt" que le son de Gnarls Barkley s’entend le plus. Le duo Beck-Danger Mouse apporte un son clair et calme pour un album sans faute. Dans le registre clair et calme, le morceau "Walls" prend d’ailleurs presque des airs de Morcheeba dans les sonorités et la légèreté. Sentiment encore accentué par la manière dont le duo gère l’echo des batteries. Détail amusant, lors de la promotion de l’album, il a été vanté que Chan Marshall de Cat Power aurait aussi participé à cet album. Sur "Orphans" et "Walls", en écoutant bien attentivement on se rend compte qu’elle a été pour ainsi dire coupée au montage. Vraisemblablement, le duo n’avait pas besoin de ça. Quoi qu’il en soit, voilà certainement l’album le plus accessible de Beck: calme comme "Sea change" mais sans le côté country et techniquement travaillé comme un "St. Elsewhere", "Modern Guilt" fait partie des must-have.


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