mercredi , 14 novembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Interviews » Editors

Editors

Editors


« Venez, on va dans le bus ! » nous lance Russell Leetch, le bassiste. Cette diva de Tom Smith ne donne pas d’interview car Monsieur doit préserver sa voix durant les tournées. Un peu comme Céline Dion. Alors on suit un Russell plus qu’enthousiaste à travers les cuisines, les loges, la scène, le local-fourre-tout-au-fond-à-gauche et enfin on entre dans le tour bus. Les membres de Editors ne semblent pas s’ennuyer pour un sou : cadavres de bouteilles de vin, whisky etc. à profusion, sofas lilas avec coussins à poils blancs (le bus est anglais lui-aussi…). On monte à l’étage. Les couchettes sont plus petites que celles des morts dans les catacombes romaines. A l’avant, la cuisine. A l’arrière, la salle télé. Ce sera le lieu de prédilection.

 

On dit qu’on écrit un premier album en 20 ans et le deuxième en 1 ou 2 ans. Était-ce donc facile d’écrire An End Has A Start ?

Oui, car durant ces 20 ans, musicien n’était pas un métier à 100%, tandis qu’actuellement, on a beaucoup plus de temps à y consacrer. 2 ans ne paraît pas si long, mais quand tu ne fais que ça…

Là l’enregistrement nous a pris 6 mois, on a arrêté de tourner en septembre dernier, et depuis là jusqu’en février cette année, on a enregistré.

An End Has A Start (Toute fin a un début – NdlA) : qu’avez-vous vécu pour pouvoir affirmer ceci ?
C’est une constatation générale, on ne peut pas dire que cette citation est propre à l’un d’entre-nous. Ce n’est pas par rapport à un événement spécifique.

Si tu pouvais changer quelque chose à la carrière de Editors, qu’est-ce que cela serait ?

Rien, vraiment. Je suis d’avis que tout doit suivre son cours. On a eu peu de mauvais moments, mais lorsqu’ils étaient là c’était toujours pour apprécier les meilleurs moments qui allaient suivre. En fait, c’était à peu près toujours positif, à y repenser. Cela nous a pris un moment pour être signés, pas aussi long que d’autres groupes, mais assez pour être dégoûtés de nos petits boulots minables, ce qui fait que tourner aujourd’hui, on trouve ça très amusant.

 

Lorsque vous vous êtes rencontrés à Stafford, était-ce facile à décider qui allait faire quoi dans le groupe ?
En fait tout le monde jouait déjà de son instrument, à part moi qui faisais de la guitare et du piano. Alors j’ai décidé d’apprendre à jouer de la basse. A partir de là, ça nous a paru logique de continuer…

 

Tu peux nous dire comment la dynamique du groupe a évolué durant ces dernières années ?

C’est toujours le même processus. Tom écrit les paroles et les accords et nous les soumet. On y amène les changements qu’on souhaite, notre touche personnelle et ça évolue… disons… « en cercle » : on se repasse le bébé et à la fin, ça donne ça : notre musique.


Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis que vous êtes un groupe ?

Il faut tout ajuster, bien sûr, mais on voit toujours souvent nos familles, nos copines, donc on s’y fait assez facilement.

 

Comment occupez-vous votre temps quand vous êtes sur la route ?

Avec des DVDs – oh, on adore Deadwood ! – la PlayStation parfois et quand on a le temps, on visite les villes où on se trouve. La Suisse est un beau pays, on en a plus profité en été à vrai dire, mais on a adoré traverser les montagnes ce matin (à prendre avec des pincettes, sachant que l’autoroute ne traverse pas les montagnes… – NdlA).

Il y a pas mal d’articles qui comparent la musique de Editors à Joy Division. Qu’en penses-tu ?

Euh… ils peuvent écrire ce qu’ils veulent ! On s’en fiche. On n’écoute pas beaucoup ou pas du tout de Joy Division. Donc ce n’est pas une influence directe. Et je crois que pour notre public, du moins les jeunes, ne pensent pas que nous sonnons comme Joy Division, même si on les confrontait aux deux musiques simultanément, la nôtre et celle du groupe de Ian Curtis.

 

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Il se peut qu’on tourne encore l’an prochain et qu’on fasse un album… ou le contraire. Bref, posons les choses ainsi : un autre album. Une autre tournée… un cercle vicieux !


Après une première partie de The Boxer Rebellion d’une grande qualité (murs de son, mélodies intelligentes, comme si Saybia reprenait Madrugada), Editors entre en scène. Il n’y aura pas une chanson ennuyeuse, que des grands moments ainsi qu’une nouvelle chanson, une ballade plus rapide qu’à l’habitude du combo. Ceux qui y étaient le savent : chaque chanson était impeccable, Tom Smith a une présence qui en impose, monte sur le piano, martèle sa guitare. Reste qu’il ne faut pas tomber dans le même panneau FM que Coldplay


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page