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Sondre Lerche

Phantom Punch

EMI


En matière de rock, on le sait depuis longtemps, les Scandinaves sont plutôt inspirés. Avec Sondre Lerche, Norvégien de 25 ans, on atteint des sommets. Une pincée de folk, une louche de pop, et une grande pincée d’originalité pour pimenter le tout, la recette est très bonne. 
Phantom Punch est plus dynamique que ses prédécesseurs : dès le deuxième titre, "The Tape", guitares et batteries se rapprochent plus du rock que de la pop à laquelle il nous a habitués.
Dans tout l’album, le personnage de Lerche est attachant, un peu rétro, un peu romantique. Les mélodies restent dans la tête des heures durant, à l’image de celle de "Say it All".
Tous les instruments semblent prendre vie, morceau après morceau, et dégager le même enthousiasme et la même énergie que le chanteur. Le titre "Phantom Punch" est sans conteste l’un des plus réussis de l’album : les guitares sont bien carrées et chantantes, Sondre Lerche enroule sa voix souriante sur une batterie implacable.
Et puisqu’il veut nous montrer qu’il sait tout faire, le jeune Norvégien enchaîne avec une jolie ballade, "Tragic Mirror" : guitare acoustique, avec sa voix qui a repris ses accents les plus folk. C’est charmant. "Face the Blood"? Sondre Lerche fait du rock’n’roll, et du bon. "John, Let Me Go" fait même intervenir un harmonica sur une mélodie à la fois simple et originale.
"Well, Well, Well", plus sombre que les autres morceaux, est aussi plus rock. Une ligne de guitare excite l’oreille à chaque début de couplet. La jolie voix du songwriter vient la taquiner, avant de se faire plus puissante pour s’imposer face à une batterie déchaînée.
Evidemment, quitte à tout faire, Sondre Lerche écrit également de jolies chansons d’amour, comme "After All" et "She’s fantastic".
Un petit coup de coeur pour le dernier morceau, "Happy Birthday Girl", qui lève le voile sur un aspect bien plus sombre et laisse entrevoir un potentiel sans limite pour se renouveller et étonner son public, encore.
Inspiré, Sondre Lerche l’est sans conteste. Il prend une guitare, une batterie, écrit des mélodies toutes simples et en fait de petits bijoux pop, qui pétillent comme de jolis bonbons acidulés.
Chef d’orchestre très second degré face à des instruments chantants, nous avons affaire à un petit génie. Et qui a assez de ressources pour nous faire encore plein de très bons albums comme celui-ci. Vivement le prochain.


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