Pour beaucoup, Queens Of The Stone Age est le meilleur groupe de rock en activité, grâce au songwriting de Josh Homme, ce fils du désert défoncé. Il maintient la flamme du vénérable rock’n’roll. (…)

Queens of the Stone Age

Pour beaucoup, Queens Of The Stone Age est le meilleur groupe de rock en activité, grâce au songwriting de Josh Homme, ce fils du désert défoncé. Il maintient la flamme du vénérable rock’n’roll. Et bien, excellente nouvelle, Queens Of The Stone Age sont de retour avec sous leurs aisselles le très attendu Era Vulgaris, à l’artwork franchement laid. La bande de Josh Homme réussit une carrière impeccable sur le plan artistique depuis une dizaine d’année maintenant, avec leur stoner moins boueux, suffocant et gras que l’ancien combo du géant rouquin, à savoir Kyuss. Cinq ans après l’intemporel mastodonte nommé Songs For The Deaf et deux ans après le plus aéré Lullabies To Paralyse, l’arrivée de Era Vulgaris divise comme l’avait fait son prédécesseur – certains le haïssent, d’autres l’adulent- et chacun y va de sa théorie pour expliquer l’évolution de ce groupe à la trajectoire exceptionnelle, qui aura réussi à devenir populaire sans se prostituer.

Alors que son ex-comparse Nick Oliveri balance des baffes en écumant des salles enfumées avec Mondo Generator, qu’en est-il de son frère ennemi Josh et de sa machine en 2007, qui joue en tête d’affiche lors de nombreux festivals? Cet album est bizarre, il arrive là ou on ne l’attendait pas, il surprend. Plus pop que ses prédécesseurs, mais plus pervers, moins direct, plus sournois. Cet album divise: certains crient à la trahison, tandis que pendant ce temps les autres jubilent et crient au génie. La première écoute est passablement difficile, rien de très concret ne s’offre à nous, on ne retiendra que le rescapé des fameuses «Desert Sessions» le très pop «Make It Wit Chu». Plus les écoutes s’enchaînent plus le souffle du désert nous caresse et l’on commence à sourire et à changer d’état d’esprit. «I’m Designer» reprend la recette originelle, «3’s & 7’s» tabasse. La trahison pour certain devient carrément sacrilège, lorsque l’on entend la voix de Julian Casablanca (The Strokes), icône du fashion rock par excellence, sur le brut «Sick, Sick, Sick», premier single de l’album.

Era Vulgaris peut décevoir, car c’est un monolithe, rebutant au premier abord, un roc impénétrable qui demande de la patience pour se laisser apprivoiser. Peut-être plus pop, mais plus tordu, est-ce peut-être là le fort des grands albums? Le débat est ouvert.

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