mercredi , 24 janvier 2018
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The Decemberists

We All Raise Our Voices To The Air

Label: Rough Trade / Musikvertrieb

INDIE-ROCK - Pour son septième album, le groupe a choisi de sortir un live. Des morceaux enregistrés lors de différents concerts à Nashville, Seattle ou encore Portland (leur ville d’origine) lors de leur tournée en 2011.

Sortir un album live, c’est toujours un exercice périlleux. On peut être déçu par la voix, trouver le show platonique, ou tout simplement ne rien y trouver de plus que les albums studio. Exercice réussi haut la main par The Decemberists. On les applaudit bien fort, même si on est devant un écran, ou dans la rue avec nos écouteurs.

L’album démarre avec "The Infanta" issu de PICARESQUE (2009). Et au moment où l’on s’apprête à entendre « we'll all come praise the infanta », Colin Meloy choisit plutôt de chanter « And we all raise our voices to the air », petit clin d’œil au titre de l’album live ! Et d’autres surprises nous attendent…

On enchaîne sur un de leurs plus gros succès : "Calamity Song", « Song about the end of the world», comme le dit le chanteur. Les morceaux se suivent, et le groupe déborde d’énergie. Les classiques défilent (Down By The Water, Rox in the Box, This Is Why We Fight) pour satisfaire les plus grands fans, mais le groupe pense à tous: de longs passages instrumentaux, et aussi beaucoup d’interaction ! Sur "We Both Go Down Together", ou encore "Billy Liar", le public doit chanter (voire crier sur Mariner’s revenge song), et il le fait de bon cœur ! On aurait bien aimé, nous aussi, ne serait ce que pour entendre Colin Meloy nous dire «  You sir, you have a beautiful voice ! ».

 

 

La bonne surprise de cet album, ce sont les trois morceaux de plus de dix minutes, qui nous donnent l’impression d’assister vraiment au concert ! Notre excitation monte, puis redescend tranquillement, au rythme des instruments, comme si nous étions dans la foule. Ils ont choisi de jouer à la suite "The Crane Wife 1,2" et "The Crane Wife 3", ce qui nous donne au final un magnifique quart d’heure. Deuxième surprise, et de taille, "The Mariner’s Revenge Song", durant lequel le public doit crier au signal du guitariste. Rien de mieux pour se défouler ! Morceau qui se termine sur un solo d’accordéon, original et très entraînant ! Enfin, dernière chanson: "I Was Meant For The Stage", qui nous remplit le cœur de nostalgie. Le concert est déjà fini.

Pour l’anecdote, le groupe a choisi son nom en référence à une révolution –ratée- contre le tsar Nicolas 1er. En tout cas, eux ont bien révolutionné l’indie rock de ces dernières années ! Comme le dit Colin Meloy au début d’ "I Was Meant For The Stage", « I expect we’ll see you guys, soon enough ! »

 


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