Tuesday , 22 September 2026

Bilan de l’année 2024

Cette année aura été marquée par les Jeux Olympiques de Paris, où la performance de Gojira a surpris et émerveillé le monde entier en apparaissant à la cérémonie d’ouverture. 2024 signe aussi la fin officielle de Shaka Ponk, puisque le groupe a tenu son dernier concert le 30 Novembre. Quel courage d’assumer que son empreinte carbone soit devenue trop importante, au point de tout arrêter, Bravo ! Cette année aura aussi marqué l’équipe de rédaction chez Lords Of Rock, alors voici notre rétrospective 2024.

TOP ALBUM

Les choix de Dorine

Green DaySaviors
Il faut dire que l’année a tellement bien commencé, avec une pépite de Green Day. Comme je l’avais prédit, j’ai bien poncé Saviors cette année.

Linkin ParkFrom Zero
Cette année, on n’a pas pu passer à côté du grand retour de Linkin Park, dont la superbe voix d’Emily vient prendre la place sacré de Front, où Chester Bennington y excellait. Challenge relevé avec brio, l’album From Zero est un coup de cœur ; il y a tout ce que j’aime, une voix féminine, roque qui a du coffre, avec qui l’ADN de Linkin Park reste intact.

KO KO MOStripped
Tu aimes la musique qui mêle un esprit vintage inspiré des années 70 à une énergie moderne, combinant riffs percutants, rythmiques entraînantes et performances vocales puissantes, alors le nouvel album de KO KO MO ne passe pas inaperçu. Avec Stripped, leur 4e album, le duo nantais nous hypnotise aussi bien musicalement que visuellement.

Les choix d’Emmanuel

Blood Incantation Absolute Elsewhere
Comment parler des sorties de l’année sans évoquer, ni plus ni moins, l’un des albums de la décennie ? Un disque cosmique, astral, sidéral, aussi lourd qu’aérien, totalement hypnotique. Ce chef-d’œuvre est digne d’un croisement généreux, subtil et habile entre Tangerine Dream, Pink Floyd et Morbid Angel, avec une touche de Beyond Creation, le tout sous DMT et des montagnes de weed !
On pourrait penser à l’immense Focus de Cynic, sans le côté jazzy-prog. La pochette, elle aussi, résulte d’un trip intersidéral : des pyramides, une planète rouge menaçante, accompagnées de sons de synthétiseurs très années 70 qui peuplent les deux seules plages de ce colossal album. Et puis, il y a ce thème récurrent : la lune ! Ah, cette fameuse lune sur laquelle on ne parvient toujours pas à « retourner » pour des raisons que je ne nommerai pas. Bref, les Américains de Blood Incantation balayent tout ceci d’un revers de manche : nous sommes issus d’un ailleurs absolu. Chouette !

Opeth The Last Will and Testament
Voilà un moment qu’Opeth n’avait pas pondu quelque chose de valable. En 2010 paraissait Heritage, un disque inspiré, puissant, et très racé années 70 tout en restant metal et heavy. Et après ? Rien d’incroyable: un Pale Communion dont on ne retient rien, un Sorceress avec une belle pochette mais rien de plus, et un In Cauda Venenum aussi insipide que les deux précédents. Mais voilà que les Suédois parviennent à réitérer l’exploit d’Heritage, et même mieux, avec un disque puissant et… metal, vraiment metal ! Des growls, mais surtout des morceaux inspirés et mémorables, ce qui n’était pas arrivé depuis un moment.
De l’héritage au testament, il n’y a qu’un pas à franchir pour aller dans la tombe. Si tel était le cas, Opeth sortirait par la grande porte.

Bruce DickinsonThe Mandrake Project
Après un bien vilain album, la Vierge de Fer, qui ne produit plus grand-chose de valable depuis Virtual XI, Bruce Dickinson revient en force. Entre Besançon et Paris, où il vit désormais, il nous offre le meilleur d’Accident of Birth et Balls to Picasso. Des refrains arabisants, une voix envoûtante qui alterne entre des graves profonds et des aigus flippants que lui seul peut produire… J’ai été captivé du début à la fin.
Et le concert ? À la hauteur, croyez-moi. Un disque incontournable !

Le concert de l’année

Dorine : Simple Plan au Hellfest
Faisons les comptes, j’ai participé à 6 concerts et 3 festivals, alors c’est toujours compliqué de choisir avec autant de si bon spectacles. L’année a commencé en fanfare avec un spectacle exceptionnel des Marcels et son Orchestre qui a partagé la scène avec les Fatals Picards. AC/DC aura aussi marqué cette année, même si ce n’est pas le meilleur concert que j’ai fait. Puis, avec la dizaine de concerts au Hellfest, il y en a un qui a marqué plus que tout. Il était encore tôt sur le site du festival, il faisait beau, tout était réuni pour apprécier au maximum Simple Plan. Oui, je fais une cure Punk rock californien, après The Offspring, SUM 41, maintenant j’aimerais bien voir Green Day et Blink 182.

Emmanuel : Brutus Juin 2024
Sans hésitation, Brutus s’impose comme l’une des pépites incontournables de 2024. Leur musique, à la fois mélancolique et dépouillée par ses sonorités aériennes, se révèle paradoxalement enveloppante et réconfortante grâce à la voix cristalline et lointaine de leur chanteuse à fleur de peau tout au long d’un concert planant et pesant à la fois.
Pour ceux qui n’ont pas encore pris le temps de s’y plonger, je vous recommande également de découvrir les récentes performances de Mizmor. Une expérience qui mérite vraiment le détour. Attachez la ceinture car tout ce qui est concédé est repris à la minute.

La révélation de l’année

Dorine : Laura Cox
J’en avais beaucoup entendu parlé mais je n’avais pas osé écouter ni découvrir officiellement cette artiste. Découverte sur la scène des Feux de l‘été, Laura Cox m’a impressionnée. Le son blues, la voix envoûtante, le jeu scénique, tout est bon et permet de passer de très bon moments de décompression. “One Big Mess” et “Swing It Out”, sont mes coups de cœur de son dernier album, ça balance !

Le morceau coup de cœur de l’année

Dorine : Mike et Riké- “Sourire aux lèvres”

Notre définition du coup de cœur c’est le morceau qu’on a le plus écouté sur l’année. Et bien vous allez être surpris, car pour le moment je parle que de rock, mais le titre le plus écouté et sorti cette année est un titre reggae des chanteurs de Sinsemilia: Mike et Riké. “Sourire aux lèvres” m’a aidé à lâcher prise, après avoir tout extériorisé sur du Green Day ou du Linkin Park bien fat.

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