Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » Daniel Darc

Daniel Darc

La Taille de Mon Ame

Label: Sony Music

CHANSON – Tout a été dit, tout a été écrit sur Daniel Darc. L’écorché vif, le clochard céleste, le poète maudit… Ses frasques sont devenus célèbres comme quand il s’est ouvert les veines sur scène… sa carrière avec Taxi Girl, ses vieux démons, la drogue, sa sensibilité… En 2004, CREVECOEUR le réhabilite, c’est l’album de la rédemption et de la reconnaissance du grand public. En 2008 AMOURS SUPREMES continue le chemin parcouru et aujourd’hui, le petit chef d’œuvre automnale LA TAILLE DE MON AME arrive à point.

Daniel Darc a aujourd’hui 52 ans. Il a le corps marqué par la vie, par ses épreuves, par ses tatouages. Quand on le voit, il ne nous laisse pas insensible, on le remarque, il a une Gueule. C’est la partie visible de Daniel Darc. Ce que l’on ne voit pas, c’est son for-intérieur, ses blessures, son âme. Depuis maintenant 3 albums, Daniel Darc ouvre son cœur en chanson, en poésie, avec des textes subtils et gracieux que les amoureux de la langue de Molière apprécieront sans doute. Pour ce nouvel album, Daniel Darc a néanmoins changé de partenaire pour une partie de l’écriture et pour la réalisation. Laurent Marimbert remplace Frédéric Lo.

LA TAILLE DE MON AME : 16 titres dont 4 Variations, sorte d’interlude où la voix tremblante, Daniel Darc parle sur un fond musical. Pour le reste, des titres d’une grande richesse sur des mélodies sauvent chaudes et rassurantes. "Ira" commence tout en douceur. La voix du poète, entre murmure et tremblement, fait comprendre rapidement à qui l’on a à faire. Changement radical avec "C’est Moi le Printemps", un titre plutôt festif, genre nouvelle scène française avec une guitare acoustique rapide et une mélodie pop, qui a tout pour faire un grand succès en radio.
Le titre éponyme qui suit est très poétique… « Mais si seulement tu savais la taille de mon âme » déclame Daniel Darc, sur les dialogues du film LES ENFANTS DU PARADIS. Une chanson mélancolique et magnifique. L’intensité ne baisse pas avec "C’était Mieux Avant", des paroles un peu confuses, des dialogues et des arrangements qui rappellent le Maître Gainsbourg. On pourrait aussi le citer sur "My Baby Left Me" où Darc chante par moment comme Gainsbourg avec un plus des chœurs qui répètent le titre ( genre Love On The Beat).

 

 

Sur la deuxième partie du disque, il y a encore quelques titres à découvrir, même si « le gros » est passé. Plus rock, très sombre, on appréciera "Quelqu’un qui n’a pas Besoin de Moi", l’ironique "Les Filles Aiment les Tatouages" et son petit ukulélé très léger ou encore "Les Vœux de Bonne Année" qui encore une fois fait mouche avec des textes remarquables.
Daniel Darc se place définitivement dans les grands noms de la scène française avec cet album. On se sent bien à l’écoute du disque, on a envie de s’emmitoufler dans une couverture et de s’évader dans des songes, dans des rêveries poétiques et sans fin. Un magnifique cadeau avant l’heure.

 


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page