mardi , 25 septembre 2018
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Le Peuple de l’Herbe

A Matter of Time

Label: Discograph / Disques Office

ELECTRO-FUNK - Voilà bientôt 8 mois que l’album du Peuple de l’Herbe est sorti et non pas moins que je l’ai reçu à chroniquer. Puisqu’on dit toujours « mieux vaut tard que jamais » je me décide enfin à prendre ma plume pour écrire quelques mots, certes un peu honteuse.

Cet album je l’écoute depuis plusieurs mois et je dois avouer qu’il me laisse vraisemblablement perplexe. Le peuple de l’Herbe, n’est pas une découverte : il s’agit d’un groupe que mes camarades ne cessaient d’écouter à l’ère lycéenne. Il fut donc intéressant de me replonger dans cette ambiance adolescente pour les lecteurs de Lords Of Rock. J’ai ainsi demandé à un ami de me prêter  ce qu’il possédait du groupe. L’album TRIPLE ZERO sorti en 2000 et CUBE en 2005 entre les mains, je me réjouis de mes acquisitions et passa une semaine à écouter ces albums avec nostalgie. Je n’avais plus entendu les moindres nouvelles du groupe depuis un concert gratuit lors de la fête de la musique de Dole (39) en 2008.

Contextualisons : Frôlant les prémices de la scène underground française, Le peuple de l’Herbe est caractéristique par l’invention d’un genre qui lui est propre mélangeant le sampling, le hip/hop, smouth jazz et autres influences électriques tel que le dub. Cette année ils ont sorti l’album A MATTER OF TIME avec lequel ils font l’affiche de nombreux festivals européens. Depuis l'album TILT sorti en 2009, le groupe a dévié du style original vers un coté électro funk. Les cuivres étant un des piliers de la bande trouvent entièrement leur place et le style est resté particulier à leur formation. Pour cet opus, le groupe continue sur cette voie en goutant à de nouveaux horizons. Même si le groove d’origine est toujours présent, certains essais ne sont pas forcément une réussite. Peut être trop sage et trop propre… En comparant avec mes souvenirs, je trouve que le beat est devenu léger et les sons assez timides. Une perte de dynamisme dans l'air ? La maturité avec laquelle cet album est composé étouffe l’énergie juvénile des anciens albums.

 

 

La brochette nous propose alors treize titres précis et intéressants : le flow de Sir Jean est resté remarquable et les ambiances « cinéma d’épouvante » satisferont les acolytes. La petite nouveauté se trouve dans la présence du rappeur Marc Nammour de la Canaille pour le morceau "Parler le Fracas" dont le scratch est subtil à la manière de C2C, très à la mode. C'est une première pour le groupe de s'essayer à la langue française. Il est en général difficile de plaire autant qu’à ses débuts après un passé si lourd et chargé d’inventions explosives. Je reste déçue globalement même si j’ai ouïe dire que leurs prestations scéniques sont néanmoins surprenantes. Je conseille pour les  novices de s’intéresser au groupe, et à cet album s’ils le souhaitent en allant pourquoi pas assister à un de leurs concerts, mais je recommande tout de même de ne pas négliger leurs premiers albums qui sont à mon sens les meilleurs du groupe.

 


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