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Frank Carter & The Rattlesnakes

End of Suffering

ROCK - Après des passages remarqués en France ces dernières années, le rouquin le plus cool du moment (désolé Ed Sheeran) revient cette fois avec un album studio. De quoi organiser des pogos dans ton salon ?

Alors l’album de la maturité ? L’âge de raison ? Une chose est sûre : depuis ses débuts avec Gallows jusqu’en 2011 et son crochet par Pure Love, le natif d’Hertfordshire et ses potes ont su faire évoluer leur punk rock énergique vers un rock plus (con)sensuel.
La formation nous a mis l’eau à la bouche avec son premier single « Crowbar », parfait mélange de ce que le groupe fait de mieux depuis ses débuts : des riffs percutants, des explosions, des ponts plus calmes et Frank qui n’hésite pas à nous livrer des parties chantées plus aériennes que jamais : ce morceau annonce la couleur avec un album tout en variation.

A la première écoute, on peut être surpris par le côté plus posé, presque serein, qu’a pris le groupe. L’album de l’apaisement ? En tout cas les anglais ont fait appel au producteur Cam Blackwood plus connu pour ses collaborations pop rock et on sent bien l’influence de celui-ci sur la bande de notre rouquin préféré.

Bon c’est bien tout ça mais si Frank se mût en Ed Sheeran, ça ne va pas le faire ! Pas de panique, le groupe nous assène de quelques hymnes lancinants où l’intensité et la colère du début sont toujours présentes. Parfois avec la complicité d’un Tom Morello (s’il vous plait !) à la six cordes sur Tyrant Lizard King. On retrouve également Gareth Grover derrière les fûts qui n’a jamais autant semblé s’éclater à nous donner envie de remuer sur “Heartbreaker” ou comme sur le dernier single en date “Kitty Sucker”.


END OF SUFFERING marque une vraie rupture avec les 2 précédents opus par cette voix posée, langoureuse : Frank a troqué le costume du punk enragé pour celui du crooner et ça lui réussit plutôt pas mal également ! Le groupe nous propose des ballades pleines de groove : “Anxiety”, “Angel Wings”, “Little Devil”, “Supervillain”, “End of Suffering”. Un style tout en douceur qu’on a jusqu’alors pu entrevoir dans leurs prestations live.

END OF SUFFERING c’est un peu comme l’évolution d’une relation amoureuse : on aime les débuts fougueux et parfois sauvages mais on prend aussi vite goût à un peu de tendresse et de plénitude.

On a hâte de les (re)voir défendre leurs dernières compos lors de leurs futurs shows en France cet été (Eurockéennes, la Fête du Bruit Festival) et surtout lors de leur passage à l’Elysée Montmartre le 28 octobre prochain !

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