Le label berlinois distribue en Europe des groupes comme les surestimées Cocorosie et les intrigants Zola Jesus. Ils ont mis la main sur Annuals à des fins prosélytes. En vain. Face à des psaumes médiocres, les convertis seront peux nombreux Les Annuals n’ont jusqu’à ce jour sorti qu’un album en Europe : BE HE ME. C’était en 2006. Depuis 4 EP, un album de face B et un deuxième album sont sortis aux Etats-Unis. Sans jamais être distribué en Europe. Par injustice ou à cause d’un manque de qualité ? C’est apparemment la première option que Souterrain Transmissions a décidé de favoriser en sortant ce COUNT THE RINGS, sorte de best of des titres sortis dans les différentes productions du groupe depuis BE HE ME. J’ai bien dit best of. Car face au manque de talent, difficilement étalé sur 11 chansons, on a plutôt l’impression de se trouver en présence d’un EP rallongé à tort. Difficile de trouver un tube et surtout peu de diversité sur COUNT THE RINGS. Si cet assemblage maladroit de chansons moyennes est un best of, on n’est heureux de ne pas avoir du écouter les chansons non sélectionnées.

Annuals

Le label berlinois
distribue en Europe des groupes comme les surestimées Cocorosie et les intrigants
Zola Jesus. Ils ont mis la main sur Annuals à des fins prosélytes. En vain.
Face à des psaumes médiocres, les convertis
seront peux nombreux

Les Annuals n’ont jusqu’à ce jour sorti qu’un album en
Europe : BE HE ME. C’était en
2006. Depuis 4 EP, un album de face B et un deuxième album sont sortis aux
Etats-Unis. Sans jamais être distribué en Europe. Par injustice ou à cause d’un
manque de qualité ? C’est apparemment la première option que Souterrain
Transmissions a décidé de favoriser en sortant ce COUNT THE RINGS, sorte de best of des titres sortis dans les
différentes productions du groupe depuis BE HE ME. J’ai bien dit best of. Car face au manque de talent, difficilement
étalé sur 11 chansons, on a plutôt l’impression de se trouver en présence d’un
EP rallongé à tort. Difficile de trouver un tube et surtout peu de diversité
sur COUNT THE RINGS. Si cet
assemblage maladroit de chansons moyennes est un best of, on n’est heureux de
ne pas avoir du écouter les chansons non sélectionnées.

Ennuyeux et criard

 


Bon, comme Suzanne nous a appris que parmi les déchets et
les fleurs, dans les algues, il y a des rêves, on cherche une chanson qui
puisse être sauvée. Difficilement, on trouve “Eyes in the Darkness”
qui ouvre l’album. Même si on aime par vraiment ce titre, force est de
reconnaître qu’il est bien fait, avec une intro brumeuse suivie d’une mélodie
tropicale bien sentie. Malheureusement tout ça est gâché par un refrain
lourdaud, assené à coup de guitare et de cris. Cette propension à geindre du
chanteur est un des points les plus indigestibles de l’album qui reproduit tout
ce que le pop rock américain (celui qu’on peut entendre sur MTV) a de traits insupportables.
Cette croyance que pour être pop, il faut des mélodies niaises et geindre pour
communiquer une émotion.  Le
résultat est une musique qui réussit l’exploit d’être à la fois ennuyeuse et
criarde. Passé “Eyes in the Darkness”, on compte les chansons qui
nous restent jusqu’à la fin du CD, devant supporter la mauvaise chanson avec
piano “Springtime”, le mauvais blues rock “Hair Don’t Grow”, la mauvaise copie de the Coral “Loxstep”. Parfois les
faits parlent d’eux-mêmes : si tous ces EP d’Annuals n’avaient pas été
diffusés en Europe, c’était finalement pour une bonne raison. La trouvaille
d’un nouveau groupe génial méconnu, ce sera pour une autre fois.

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