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Strike Back en Interview


INTERVIEW - Entre les concerts du Triel Open Air, notre camarade Emmanuel croise les mecs de Strike Back, le temps de faire un brin de causette et de savoir si ils en ont vraiment dans le caleçon. Entretien.

Lords of Rock: Comment s’est passé le concert ?

Cyril : Pas facile de jouer du hardcore à 17H30 (rires). Est ce que tu irais voir Immortal en début d’après midi ? On est très content d’avoir passé ce moment avec le public même si les choses ne se sont pas forcément passées comme on l’aurait voulu.

Chris : Oui en effet ! Pas facile de se mettre dedans quand tu regardes autour de toi et que tu vois des mecs en train de se baigner dans une piscine, de jouer au foot, ou de taper la discute. Ceci dit, les gens étaient-là et nous l’ont bien rendu, on les en remercie d’ailleurs.

Quel regard portez-vous sur la scène métal et en particulier sur ce genre d’affiche où différents « metal » se tutoient ?

Chris : Ce genre de festival permet de faire jouer la scène locale et donc de présenter tout ce qui se fait de mieux ici d’où ce large panel de groupes du rock au black metal ! Moi je trouve ca cool.

Cyril : Tu sais depuis douze ans maintenant, on a eu la chance de partager la scène avec des gens issus d’univers très différents. On a joué dans des petits rades devant des punks à chiens et dans des festivals très metal. La scène évolue et devient très difficile à catégoriser. En fin de compte, on a évolué assez naturellement vers le hardcore même si notre musique est devenue un peu plus metallique ces dernières années notamment grâce à Steph. La scène change et les styles deviennent hybrides. Il est difficile de ne faire que du hardcore, du trash, du black sans aller voir ce qui se passe à côté. Nos racines sont dans le hardcore, c’est clair, mais on fait du Strick Back tout simplement !

Justement revenons un instant sur le nouveau disque de Strick Back, est-il dans la continuité des précédents ? Avez-vous le sentiment qu’il illustre la mutation de la scène metal dont on parlait à l’instant ?

Chris : Pour moi c’est une continuité. Ce sont des morceaux qu’on aurait pu écrire il y a deux ans. Ceci dit, la reprise de Machine Head, on ne l’aurait pas faite il y a dix ans ! L’idée c’est de faire une musique festive même si l’univers est un peu violent lorsqu’on est sur scène. Notre musique, qu’elle soit vécue comme metal, hardcore ou punk, peu importe. Le public a le droit de s’approprier la musique comme bon lui semble.

Cyril : Nous on compose pour que la musique fonctionne. On ne se dit pas à l’avance « on va faire ça ou ça ». Lorsque Chris écrit ses paroles on essaye de travailler la musique en fonction de l’état d’esprit de ce qu’il chante. On essaye de partager avec le public ce qui nous touche de façon à ce que les gens se disent « ah oui ça aussi je l’ai déjà ressenti ».

Ça me gène de parler de ça mais…pendant que je me promenais sur votre stand, j’ai entendu dire qu’un des zicos du groupe serait extraordinairement membré ! C’est peut être ça aussi le hardcore ?!

Chris et Cyril : (les deux ensembles) oui c’est moi !

Cyril : En fait (heu..) tu peux le citer ? C’est celui qu’on a surnommé « cheval » Mickael l’un des gratteux. Il a un assez gros morceau mais ne l’utilise pas…

Chris : En même temps, faut se méfier des nanas dans le hardcore elles sont plutôt violentes (rires).

Des projets pour la rentrée ?

Chris : Aujourd’hui c’est la sortie officielle du nouveau cd Nec Pluribus Impar ! Et puis nous avons un heureux événement qui arrive pour la rentrée, du coup, on va laisser passer trois mois et on s’y remettra de plus belle.

Cyril : On a un mec en Russie qui veut diffuser notre cd et même au Philippines un mec souhaite sortir nos albums en cassettes ! Je me dis que l’avenir du support physique n’est peut être pas mort !

Justement peut-on trouver vos cd et le nouvel album en téléchargement légal ?

Chris : oui sur Deezer, Bandcamp et Itunes mais nous avons essayé de proposer un packaging cd très peu onéreux pour que le public puisse nous découvrir avec du physique.

Cyril : C’est vrai qu’internet c’est pratique pour mettre la musique dans l’Ipod mais rien ne vaut un bon cd ! Et puis on le vend 6 euros.

Un petit message pour le Triel Open Air et Esprit Rock ?

Chris et Cyril : Merci beaucoup pour ce festival ! L’infrastructure, l’accueil, les groupes, ils ont assuré et j’espère qu’ils vont continuer. Le public doit se bouger le cul pour soutenir cette assoc’ qui fait son maximum depuis des années afin de promouvoir la musique. Encore merci à Esprit Rock et à l’année prochaine on espère.


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