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Mogwai

Earth Division EP

Label: Rock Action Records / Musikvertrieb

POST-ROCK - Quelques mois après leur 7ème album, HARDCORE WILL NEVER DIE BUT YOU WILL, les écossais de Mogwai reviennent, comme ça, l’air de rien, avec un EP plutôt intimiste.

Si ces quatre titres, dont l’enregistrement semblerait dater de l’album précité, filent dans nos oreilles en moins de 17 minutes, ils ont néanmoins l’effet d’une mini-révolution pour tout fan du combo. Mogwai nous propose ainsi un moment un peu hors du temps faisant la part belle à la mélancolie. Au niveau musical, cela se traduit par un son acoustique et par l’utilisation d’instruments (piano, xylophone, guitare acoustique, accordéon) venant élargir un spectre musical déjà conséquent. Avec EARTH DIVISION, on est donc loin des longs crescendos, des répétitions et des effets cumulatifs caractéristiques des albums et EP précédents.

Le "Get to France" inaugural est du plus bel effet car Mogwai arrive à nous faire naviguer en mer calme, tout en insufflant cette once d’inquiétude que peuvent renvoyer les eaux dormantes. Cette pseudo-plénitude a quelque chose d’aérien, limite psychédélique. Avec "Hound of Winter", on rentre au port pour paradoxalement toucher à la grâce. A nouveau, Mogwai joue sur l’ambivalence en juxtaposant un texte très mélancolique à un son apaisé, alors que le mélange entre cordes et accordéon est à tomber. On retrouve quelque chose de plus mogwaien sur "Drunk and Crazy" avec une montée en puissance électrique rapidement coupée par un violon signifiant le point de départ d’une nouvelle envolée. Finalement, "Does this always happen ?" nous fait gentiment atterrir…

 

 

En définitive, sans vouloir faire une exégèse du titre EARTH DIVISION, deux lectures nous viennent à l’esprit après plusieurs écoutes : soit cet album est divisé en deux hémisphères avec les deux premiers morceaux comme nouveauté, soit cet album marque une rupture dans le son de Mogwai, et alors là, on piaffe d’impatience pour le 8ème album, tant le groupe a fait preuve d’une délicatesse et d’un lyrisme rare sur "Get to France" et "Hound of Winter". Qui vivra verra.

 


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