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Dan Black, The Servant

Metropop, 11 novembre 2006


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Dan, j’ai lu sur quelques sites internet que tu parlais bien le français, est-ce vrai ?

Non, pas vraiment, je connais quelques mots, mais je ne parle pas cette langue de manière parfaite.

Tu as joué dans plusieurs petits groupes à Londres par le passé, qu’est-ce qui t’as poussé à créer The Servant plutôt que de faire une carrière solo ?

Bonne question. Je peux dire que lorsque nous avons commencé, je n’avais pas imaginé que tout ce travail puisse devenir un groupe à proprement parler. Rien n’a été planifié, je désirais uniquement faire de la musique, et les choses se sont faites d’elles-mêmes. Je fais la musique qui me plaît.

Comment est-ce que l’aventure a démarré avec Matt et Trevor de Minty, comment t’ont-ils suivi dans cette aventure ?

J’ai eu l’occasion de faire partie d’un certain nombre de groupes par le passé. J’ai même essayé de créer des groupes, mais personne n’était vraiment intéressé à travailler avec moi, parce que j’étais réellement motivé et que je désirais faire de la musique tout le temps. Je n’étais pas sûr que mes amis me suivraient sur ce terrain. J’ai donc commencé à travailler de mon côté. Ensuite Trevor et Matt m’ont aidé à jouer en live. Finalement, cette aventure a évolué gentiment en formation réelle. Nous n’avons pas vraiment décidé de créer un groupe, c’est quelque chose qui s’est fait naturellement.

Comment tes goûts musicaux influencent-ils ta musique ?

J’ai des goûts très vastes en matière musicale, et ça influence bien évidemment la musique que je crée. En général, ça dépend des périodes J’ai beaucoup aimé Miles Davis quand j’étais dans ma période jazz. Et oui, je peux dire que mes goûts ont influencé et continuent à influencer ma musique. Tu joues toujours quelque part la musique que tu aimes.

Parlons maintenant du chemin parcouru, au début il y a eu Mathematic/With the Invisible, mais le succès est apparu de lui-même avec The Servant et finalement avec How to Destroy a Relationship, donc ma question est : te sens-tu plus en confiance en ce qui concerne le futur ou est-ce toujours un nouveau challenge pour toi ?

Non, je peux dire que je me sens plus confiant par rapport à l’avenir. Mais ma vie reste instable. Nous avons du succès, mais avant que je puisse vivre sans avoir à travailler, nous devons vendre quelques disques de plus. Mais d’une manière générale je peux dire sans trop me tromper que je me sens plus confiant, en sécurité, je peux m’acheter les produits de bases, alimentation, etc.

Mathematic/With The Invisible, sonne punk et funk, mais avec The Servant, sorti en 2004 et avec le dernier album il semblerait que votre musique évolue dans un contexte nettement plus pop, rock. Est-ce un effet désiré ?

C’est un travail naturel, une fois de plus. Nous ne nous sommes pas assis et n’avons pas discuté de cette évolution. Avec le mini-album, tu peux voir qu’il y a plus de sons électroniques, mais le problème est que l’émotion est souvent perdue lors de sessions live. Sans compter qu’il faut à chaque fois emmener tout le matériel avec soi. Avec le nouvel album, c’était vraiment excitant de pouvoir jouer de la musique d’une manière plus traditionnelle avec guitare, basse, batterie et voix uniquement.

Je sais que tu as travaillé durement sur le précédent opus. As-tu procédé de la même manière avec ce nouveau recueil, de l’écriture jusqu’à la production ?

Non, en réalité, les choses se sont passées de manière nettement plus facile. Pour ce nouvel album, je ne désirais pas faire la production. Nous nous sommes focalisés sur la musique. Nous nous sommes dit : faisons que notre musique atteigne les 100% au niveau  qualité. Nous avons juste donné le meilleur de nous-mêmes. Ensuite nous nous sommes rendus chez un producteur pour l’enregistrement. Le travail a été fignolé de manière plus traditionnelle et le résultat dépasse nos espérances. En fin de compte, on peut dire que le gain de temps a également été important dans la mesure où cet album a été créé en quatre mois à peine, alors que pour le précédent il nous a fallu deux ans.

Dans tes compositions, parles-tu de tes expériences personnelles ou de sentiments généraux ?

Je peux dire que la majorité des chansons parlent de mes propres expériences. Et pour être plus précis, 90% de mes chansons sont en relation directe avec moi-même. Il n’y a qu’un 10% qui provient des différentes observations faites par rapport à mes contemporains. La musique sonne plus vrai quand on parle de sa propre vie.

Après trois albums, peut-on dire que tu as trouvé ton style ou penses-tu que certains changements et nouveautés sont nécessaires ? En d’autres termes, penses-tu que ta musique peut évoluer dans une direction plus rock ou electro dans le futur ?
 
Immanquablement. Pour être honnête, ça commence à m’ennuyer de ne jouer que de la guitare. D’une manière générale, je m’ennuie assez rapidement. La seule chose que je recherche, c’est d’être intéressé par la musique que j’écris et, pour moi, les nouveautés sont nécessaires à l’évolution.

Quel message désires-tu partager avec le public ?

Je ne suis pas un politicien, je n’ai donc pas de message de grande importance à partager avec mon public. Le seul message que tu peux trouver est : écoutez ma musique. J’offre de la musique. Il n’y a pas d’autre message que celui-ci.

Penses-tu que dans quelques années les gens vont se souvenir de The Servant uniquement par un titre, «Orchestra», pour ne pas le citer ?

Il y a trois possibilités. Il y aura les gens qui ne se souviendront plus de nous, il y aura les gens qui se rappelleront de plusieurs titres de The Servant et la dernière possibilité: ceux qui se rappelleront d’une seule chanson telle qu’«Orchestra». C’est mieux que rien. Je trouve stupide la réaction de certains groupes qui ne veulent pas que l’on se souvienne d’eux que par un titre.

Ma dernière question, si tu devrais être un instrument de musique, lequel serait-ce ?

J’ai un instrument de musique, c’est moi, c’est ma voix et je sais que si je suis fatigué je dois y faire vraiment très attention. Mais autrement ce serait une guitare !

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