samedi , 26 novembre 2022

Volbeat – Servant of the Mind

Moins de deux après le dernier album, les danois reviennent avec un huitième album.

Je fais partie de ceux qui avaient été impressionné par Guitar Gangsters (2008) puis définitivement conquis par les danois avec l’immense Outlaw Gentlemen & Shady Ladies (2013). 

Tout m’a plu dans la démarche : les références au King, le son, la voix puissante de Poulsen (chanteur de son état), les combos efficaces, les refrains ultra accrocheurs et l’attitude. Les passages au Hellfest furent pour moi le pompon sur la Garonne! Franchement j’avais adoré telle une fillette au concert des BTS! Et puis..Il y a eu ce sixième album ( Seal the Deal & Let’s Boogie, 2016) sorte de premier faux pas, à mon sens. Recette éculée, son très plat, bref, une sorte de redite de l’album de 2013 sans puissance ni surprise. De l’avant dernier album, je ne veux même pas parler ici. Je l’ai même échangé à mon pote Mauro contre un cd rayé des Béru (véridique!). 

Autant dire que c’est avec des pincettes que j’ai posé mes frêles oreilles sur ce nouveau méfait. 

Parlons peu et parlons bien : j’ai été tout de suite emballé. Les hostilités ouvrent avec un « Temple of Ekur», une grosse basse, des harmonies en pagaille, un refrain accrocheur, et cela au bout d’une minute dix et ce « je ne sais quoi » qui fait la différence avec Volbeat. Cette voix légèrement décalée dans les harmonies et ce côté un peu oriental. C’est naturellement que l’album se déplie autour de titres puissants et accrocheurs. « The sacred stones » et son ambiance très lourde avec des guitares « très très » inspirées d’un certain Metallica dont on sait Poulsen très friand. Le refrain est tout simplement superbe. On regrette parfois ce son très mécanique à la batterie mais Larsen fait le taf telle une horloge Suisse.

Cette fois-ci, le combo nous gratifie d’un très sympathique feat dont il a le secret (celui avec Sarah Blackwood (2013) était une pépite). Cette fois c’est la chanteuse pop Stine Bramsen dont la voix tire sur des tessitures un peu rauques qui vient conjuguer son talent à celui du combo. 

Ce qui surprend le plus avec ce disque, c’est sa redoutable efficacité. Il n’y a ici aucun temps mort. 

« Step into light » est véritablement taillé pour la scène. On se croirait en refrain permanent. Avec, là encore, des sons « à la Volbeat » efficaces et amenés avec cette touche un peu arabisante qui fait bien le boulot.

Venons-en à la surprise de ce disque, je veux parler du feat avec Dave Matrise de Jungle Rot! Oui vous avez bien lu, l’américain vient éructer sur un morceau complet et cette fois c’est lui qui a en charge l’intégralité du premier couplet. Je défie quiconque de repérer qu’il s’agit d’un titre des danois à la première minute d’écoute.

Bilan, tout ceci marche très bien. Exit ces deux derniers albums.

Ce huitième méfait est, à mon sens bien différent des deux précédents car, sans réutiliser la formule de 2013, il parvient à construire 17 titres efficaces et solides. Au fond, les Danois savent faire beaucoup avec peu. Quelques notes bien placées, un son, une attitude et c’est dans la boîte.

Je me réjouis de les voir défendre ce disque sur scène. Me voilà réconcilié!

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