jeudi , 20 septembre 2018
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Vit’ Fait

Les chros

CHRONIQUES – Il reste quelques disques à la rédaction de Lords of Rock dont on n’a pas eu le temps de parler. Faut dire que l’équipe de rédacteurs est au taquet ces temps, certains sont en voyage, d’autres ont des examens, les occupations professionnelles et familiales prennent du temps… Tout ça pour dire, qu’il reste quelques disques (et malheureusement des liens téléchargeables…) et qu’avant de les ranger, on souhaitait écrire quelques lignes à leur sujet.

Little Bob, un nom qui à priori ne paie pas de mine, mais qui évoque un grand artiste français. Grand au sens figuré, car Little Bob ne mesure qu’1,60 mètre. Pas besoin d’être grand pour chanter du rock et cela fait bientôt 40 ans que ça dure. Une longue carrière pour ce chanteur du Havre qui vibre au son du rock et du blues. WILD AND DEEP qui nous intéresse aujourd’hui est un best of des 20 dernières années (1989 – 2009). Little Bob, c’est du rock à l’ancienne, une voix à la Johnny, un perfecto, des solos de guitare et tout ce qui va avec. Ce double album est donc un bon aperçu de ce que fait le musicien, il y a un peu de tout, du live, des reprises et un grand choix de ses compos. La jeune génération ne va pas forcément crocher sur le style proposé, mais on s’en fout. Les vieux rockers se feront plaisir sur les rythmes et les riffs entrainants de Little Bob.

Label : Dixiefrog / Disques Office

 

Le principal intérêt du duo de frangine Californien Puro Instinct réside dans le fait qu’il s’agit de deux bombasses et qu’elles l’affichent clairement. Paf dans la gueule ! Entre dream pop et shoegazing, le deux soeurettes proposent une musique légère, se protégeant derrière un voile sonore, mais qui ne procure malheureusement que très peu de sensations. Pour les sensations, c’est plutôt du côté de la pochette que quelque chose se passe. Les deux sœurs Kaplan se la joue erotico-chic avec un joli lapin. Que c’est mignon… N’empêche qu’on s’ennuie en écoutant HEADBANGERS IN ECSTASY. Ca passe encore comme fond musical pour vos soirées branchées, mais ne poussez pas le volume. Le concert vaut peut-être la peine ? Ouais, pour mâter…

Label : Record Makers

 

Si les groupes norvégiens ont été à l’honneur à l’Inferno Festival, n’oublions pas qu’il n’y a pas que le black metal dans ce pays de ouf ! Avant d’être Mount Washington, le groupe se fit connaître sous le nom de Washington (tout court) et sortit 3 albums. Un nouveau nom, un départ à Berlin comme tant d’autres et les voilà avec leur nouvel album éponyme. Loin de la scène extrême, Mount Washington propose un album indie-pop teinté de relents new-wave et d’atmosphères planantes. On retiendra l’entrainant "Lisboa" en début d’album, mais malheureusement, on aurait souhaité que la machine s’emballe plus souvent. Les fans pas trop exigeants des Smiths apprécieront peut-être. Un disque agréable, mais pas indispensable.

Label : Glitterhouse Records / Irascible

 

Après la Norvège, place à la Suède ! First Aid Kit, tout comme Puro Instinct, est un duo de frangines. C’est là que s’arrêtent les comparaisons, car musicalement et vocalement on est dans quelque chose d’intéressant. Une folk légère, épurée, qui s’écoute facilement à toute heure de la journée et qui permet de mettre en évidence les belles voix de Johanna et de Klara. THE LION’S ROAR est déjà le deuxième album pour ces jeunes artistes âgées seulement de 19 et 22 ans. Les influences américaines se font ressentir dans cet opus, on pense parfois à Léonard Cohen ou à Alela Diane en écoutant les 10 plages qui composent cet album. Pour l’instant pas de dates en Suisse et en France, mais ça ne saurait tarder. Soyez attentifs et patientez avec ce chouette album !

Label : Wichita – PIAS / Musikvertrieb

 

On termine avec un artiste forcément connu de tous, à savoir le beau Charlie Winston. Le chapeau est tombé pour RUNNING STILL, le deuxième album de chanteur à succès. Lorsqu’on a crée le buzz avec un tube (Like a Hobo, 2009), ce n’est pas si facile d’enchaîner avec un album attendu au tournant. Et pourtant le chanteur ne s’en sort pas si mal avec ce deuxième opus. Alors certes, on sort de notre ligne artistique « indé » pour découvrir quelque chose de mainstream et grand public, mais soulignons les efforts de ce brave Charlie pour surprendre ses nombreux fans. Il essaie des trucs différents (Speak To Me, Rockin' In The Suburbs), d’autres instruments, il crée des atmosphères intéressantes (The Great Conversation) et sa qualité vocale est un fait indéniable. Ne nous limitons pas au single "Hello Alone", d’autres titres méritent une oreille attentive. Ce ne sera sans doute pas notre album de chevet, mais Charlie Winston trouvera son public. 

Label: Real World – Atmospheriques / Disques Office

 


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