mercredi , 14 novembre 2018
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Unisonic

Light of Dawn

Label: Ear Music / Edel / Musikvertrieb

HEAVY-METAL - Le précédent opus (2012, Unisonic) donnait déjà le ton du grand retour des légendaires Kiske et Hansen. Pour ceux qui affectionnent le heavy-speed allemand de la belle époque de Keeper of the Seven Keys vous allez vous régaler.

Petit retour dans le passé. Quand j’avais 14 ans, j’allais chez mon pote Tony écouter du Helloween et nous en profitions pour fumer quelques cigarettes « ultra-light » dérobées quelques instants plus tôt dans l’étui prévu à cet effet situé dans la cuisine. Parfois c’est en buvant des abricools – eux aussi dérobés ! – que nos séances « heavy » avaient lieu. Bref, toute cette longue digression pour rappeler que si le heavy-speed allemand a formaté mes oreilles, il a probablement eu le même effet sur les cages à miel de certains de nos lecteurs. Si vous voulez revenir quelques années en arrière et ainsi revivre votre belle jeunesse, poussez le volume et allez-y gaiement.

Avant de démarrer, il me faut revenir un peu en arrière (fin avril 2014) à une époque où paraissait FOR THE KINGDOM un EP dispensable mais qui sonnait comme la promesse d’un futur album. Ce petit encas avait l’intérêt de proposer quelques versions live de l’opus de 2012 enregistrées au Master of Rock en République Tchèque.

Qu’on se le dise le gros du morceau c’est bel et bien cet album LIGHT OF DAWN. La paire KiskeHansen se fait plus efficace que sur le précédent album avec des morceaux plus speed « The Time has Come » et des slow-tempi « Not Gonna take Anymore ». La voix reste précise, parfois plus basse. Kiske propose des pics d’aigus qui ne versent jamais dans la caricature. Les grattes sont ajustées et précises, ce qui nous permet de profiter du talent du duo Hansen/Ward (guitaristes) qui mettent toujours leur talent à disposition de la musique et ne tombent pas dans le piège de la démonstration technique. L’équilibre basse/batterie est respecté quoique cette dernière sonne un poil synthétique. Toutefois, les compos sont de qualités et les cinq teutons assènent des tracks efficaces, non poussives, avec des refrains plus qu’accrocheurs.

Le sens de la mélodie est toujours au rendez-vous « Night of The Long Knives » et le propos beaucoup plus metallique que sur l’album précédent. Unisonic n’est donc pas un super-groupe destiné à vivre le temps d’un album mais bel et bien un groupe à part entière, en train de se tailler une solide réputation !

Un régal pour les oreilles !


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