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Them Crooked Vultures

Them Crooked Vultures

Label: Interscope / Sony


Le gros morceau de cette fin d’année. Them Crooked Vultures, qui concrétisent ce que l’on pressentait depuis leurs quelques apparitions estivales. Du lourd, du grand, du beau. Un vrai groupe super.

 

Qui aurait pu prédire un album comme THEM CROOKED VULTURES ? Queens Of The Stone Age, le groupe de Josh Homme est headliner dans la plupart des grands festivals, les Foo Fighters de Dave Grohl sortent un album best of pour fêter leurs quinze ans d’existence, et Led Zeppelin, groupe dans lequel John Paul Jones fut l’un des piliers centraux autant pour la composition que pour les expérimentations, s’est reformé en 2007 pour un concert unique d’anthologie. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour ces trois musiciens légendaires, autant par leur parcours que par leurs diversités (chacun joue aisément de presque tout les instruments). Mais c’est justement pour ça que cet album a pu voir le jour. Quand on atteint les cymes du succès comme ils l’ont fait, on peut choisir entre se prendre la tête et devenir imbuvable, ou simplement rester cool, s’amuser et prendre du bon temps avec les gens qu’on aime et respecte.

 

Je parle juste de bonne musique

 

Les sceptiques parlent déjà de “supergroupe” sans âme, les autres parlent de révolution musicale, et moi je parle juste de bonne musique. Bien sûr, il n’ y a rien de nouveau à se mettre sous la dent, mais quel plaisir d’entendre ces trois mythes jouer de leur instruments de prédilections. Dave Grohl a rarement été aussi inventif à la batterie, se lançant parfois même dans des rythmiques très peu carrées. John Paul Jones à son groove si particulier sur tout les chansons, et on n’a rarement pu l’entendre dans ce registre, quand même très stoner. Josh Homme chante encore mieux qu’avant avec sa voix si caractéristique, et on a plaisir de retrouver son jeu de guitare qu’il avait un peu perdu sur le dernier album de Qotsa qui était faut bien le dire, assez médiocre.

 

 

 

 

Niveau chanson comment passer à côté de titres aussi géniaux que “Mind Eraser, No Chaser”, “New Fang”, “No One Loves Me Neither Do I”, “Caligulove”, Warsaw, mais pour moi les morceaux qui font de cet album un chef d’œuvre sont “Scumbag Blues” et “Bandoliers”, le premier étonne par son groove, la batterie de Dave associé à la basse de John, fait des ravages. De plus les solos de Josh, et les “You won’t make it out” font de ce morceau, la chanson la plus catchy de 2009. On peut aisément parler de réussite. “Bandoliers” est moins rapide, et plus proche de Queens Of The Stone Age, mais également bien plus que ça. On n’a pas envie que la fin de la chanson arrive. Le bridge est très rythmé et on se dit que Dave est encore meilleur batteur qu’il était avant, alors qu’il n’a plus rien à prouver. On peut aussi parler de certaines chansons plus expérimentales et un peu moins réussies comme : “Interludes With Ludes” et “Spinning In Daffodils”. Mais qui sont quand même des chansons bien plus passionnantes que la plupart des chansons qu’on a pu entendre en 2009.

 

Fabuleux

 

Bref, si cet album n’est pas du tout révolutionnaire, il n’est pas moins fabuleux et rempli de perles musicales qui nous rassure sur le statut de la musique moderne. Pourquoi est-ce que tous ces groupes ne sont qu’éphémères ? Espérons que celui-ci dure assez longtemps pour qu’on puisse le voir en live.


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