The View

Vous avez peut-être entendu une fois ou l’autre un morceau du combo écossais. The View a cette capacité de trouver la petite mélodie sympa sur fond d’indie-rock, ce qui en fait un client sérieux pour toute station de radio (et pourtant, on ne les entend que trop peu). Lors de la sortie de leur premier album en 2007 (HATS OFF THE BUSKERS), on se souvient des tubesques "Same Jeans", "The Don" et j’en passe. Depuis, le groupe a continué son petit bonhomme de chemin avec un album honorable en 2009 (WHICH BITCH ?), mais qui n’a pas réussi à rivaliser avec le premier opus. Les Ecossais reviennent donc cette année avec la ferme intention de retrouver leur meilleur niveau. Et c’est chose faite.

 

Lorsqu’on évoque le passé de The View, on se doit de parler du temps où le groupe jouait des petits clubs ou des bars. Et des années après, on ressent encore cette influence dans la construction et la mélodie des morceaux. Il y a cette petite touche « Chanson à boire » si typique des groupes écossais et irlandais. L’entrée en matière de l’album est très franche, mais ce côté écossais arrive rapidement avec "Underneath The Lights". On remue des coudes, on finit sa Guinness et on se lâche sur la mélodie entraînante. Pas le temps de se reposer que "Tragic Magic" continue sur la même lancée, c’est bon. Jamais deux sans trois, "Girl", le titre qui suit est encore plus accrocheur, c’est bon, c’est très bon.

 

 

Après la touche Folk-dansante, on découvre un autre style, plus pop, plus synthétique, mais assez bien foutu avec toujours de chouettes mélodies (Friend, Blondie, Sunday). Ce n’est pas aussi attachant que les titres du début, mais ça se laisse écouter. Les guitares et le rock reviennent en fin d’album, sans toutefois atteindre des sommets démesurés. On gardera cette première partie d’album et quelques titres plus pop. On n’attend plus que quelques concerts par chez nous pour voir ce que les gars ont dans le ventre. Idéalement dans des bars ou la Guinness coule à flot, mais faut pas trop en demander non plus. On est par contre en droit de se demander pourquoi le groupe ne prend pas plus d’ampleur au vu des nombreuses qualités qu’ils ont ? Le fait qu’ils ne soient pas Londoniens ? Allez savoir…

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:-)

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