Les ex-Muslims (nom quelque peu provocateur, disons le ainsi) accouchent d’un premier album éponyme, après quelques EP remarqués : The Soft Pack. Sorti le 19 février déjà, ça un peu tardé pour pondre une chronique digne et transmettant tout à fait notre enthousiasme à l’égard des quatre Californiens. Pas d’oubli en cause, que l’on se rassure.L’impatience pourrait être le parfait qualificatif pour cet album. Les titres vacillent entre 2min30 et 3min30. Pas de temps à perdre pour ce rock incisif. Rugueux. Combustible (ainsi l’indique le bien intitulé "Flammable"). Enregistré en situation live, avec les moyens du bord, leur son garage n’en est que mieux servi. On parle et reparle actuellement de disco-rock, de pop-rock, de folk-rock : il s’agit ici d’un pur son bien vintage, sale et méchant. Sortant d’un pub 70’s bien dégueulasse. Avec des riffs de guitare à en damner plus d’uns. Ils ont pas l’air comme ça les quatre membres. Propres sur eux, lisses et chemise repassée. Plus des airs de gendres idéaux que de messies du rock’n’roll, version vingt-et-unième siècle. Et pourtant il n’y a qu’un

The Soft Pack

ROCK Les
ex-Muslims (nom quelque peu provocateur, disons le ainsi) accouchent d’un
premier album éponyme, après quelques EP remarqués : The Soft Pack. Sorti
le 19 février déjà, ça un peu tardé pour pondre une chronique digne et transmettant
tout à fait notre enthousiasme à l’égard des quatre Californiens. Pas d’oubli
en cause, que l’on se rassure.

L’impatience pourrait être le parfait qualificatif pour cet album. Les titres vacillent entre 2min30 et 3min30. Pas de temps à perdre pour ce rock incisif. Rugueux. Combustible (ainsi l’indique le bien intitulé “Flammable”). Enregistré en situation live, avec les moyens du bord, leur son garage n’en est que mieux servi. On parle et reparle actuellement de disco-rock, de pop-rock, de folk-rock : il s’agit ici d’un pur son bien vintage, sale et méchant. Sortant d’un pub 70’s bien dégueulasse. Avec des riffs de guitare à en damner plus d’uns.
Ils ont pas l’air comme ça les quatre membres. Propres sur eux, lisses et chemise repassée. Plus des airs de gendres idéaux que de messies du rock’n’roll, version vingt-et-unième siècle. Et pourtant il n’y a qu’un pas… Attention, amateurs d’innovation et d’expérimental, passez votre chemin. Les codes basiques sont recrachés à la lettre. Dix chansons énervées, pas une de plus, pour une trentaine de minutes d’écoute seulement mais totalement maîtrisées du début à la fin.

Avec les moyens du bord

“C’mon” annonce la vague : Californiens ils sont, surf rock ça sonnera. Et que c’est efficace. Il ne sert à rien ici de passer en revue les titres un par un. Rien ne se détache vraiment du lot à part certainement le très bon “Answer to Yourself”. Peut-être s’en rappellera-t-on comme le single rock du moment dans une vingtaine d’années. Un hymne à la jeunesse, ne sachant pas trop sur quel pied danser. Pessimiste et empli d’espoir à la fois : “You’ve got a talent don’t you know, you’re more talented than you know. And you give it a shot. And give it the time. And be surprised how far it goes. But I think I’m gonna die before I see my time.” Post-punk également donc. Les garcons assimilent parfaitement un pan entier de l’héritage rock des plus grands. Et dire qu’ils tournent avec Black Lips ne fera qu’accentuer leur talent, naturel semble-t-il. A voir maintenant si ce SOFT PACK (marque d’un sex toy également !) ne restera qu’un coup d’un soir, dont on oubliera jusqu’au prénom, ou saura investir une longévité amplement méritée.

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