samedi , 22 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » The Smashing Pumpkins

The Smashing Pumpkins

Monuments to an Elegy

Label: Martha's Music / BMG / TBA

ROCK – Que reste-t-il des Smashing Pumpkins en 2014 ? Le savez-vous ? Même si on n’entend plus beaucoup parler du groupe américain qui a marqué les 90’s, des albums sortent régulièrement. MONUMENTS TO AN ELEGY arrive en ce début décembre. Verdict ?

Que reste-t-il des Smashing Pumpkins ? Plus grand-chose en commun avec le groupe mythique des années 90 qui a sorti des albums magnifiques comme MELLON COLLIES AND THE INFINITE SADNESS (1995) et ADORE (1998). Le line-up se compose actuellement de deux seuls membres avec naturellement Billy Corgan et le guitariste Jeff Schroeder présent depuis 2007. La séparation du groupe en 2000 clôt un chapitre qui ne sera plus jamais égalé. La reformation en 2006 fait bien entendu plaisir à tout le monde, mais la magie des années 90 a quelque peu disparu. Les nouveaux albums sonnent différemment et touchent un moins large public qu’auparavant. En 2009 le groupe sort TEARGARDEN BY KALEIDYSCOPE un concept album sur quelques années comportant en son sein plusieurs albums dont MONUMENTS TO AN ELEGY qui en fait doréanvant partie.

Alors parlons-en de cet album. Neuf titres pour moins de 33 minutes. Bon, actuellement ça ne choc plus grand monde faire des disques aussi courts. N’épiloguons pas sur le sujet. Que faut-il retenir de cet opus ? L’empreinte électro du groupe qu’on avait déjà entendu à la fin des 90’s est bien présente. Ce n’est pas une surprise. Et pourtant les guitares ne sont pas minimisées pour autant. C’est ce mélange assez subtil et bien fichu qui fait tout l’attrait du son Smashing Pumpkins. Vous y rajoutez la voix unique et nasillarde de Billy Corgan et vous obtenez quelque chose d’attendu et de suffisamment efficace pour prendre du plaisir. Reste ensuite à trouver des compos qui feront décoller l’album. Et c’est peut-être là qu’il manque quelque chose. Bien que le disque s’écoute assez facilement, on n’est pas super emballé non plus. C’est dur d’avoir marqué une époque et d’être dans cesse comparé à celle-ci. C’est la règle du jeu.

Pourtant ça commence super bien. La première partie de "Tiberius" est accrocheuse, avant qu’une coupure un peu brutale au milieu ne vienne brouiller les pistes. Sacré Billy. On découvre ensuite un des single (Being Beige) qui a certaines qualités mais qui s’épuise aussi un peu par moment de par son côté répétitif. "Anaise !" assez électro est une des bonnes surprise du disque. La voix de Corgan a toute son importance sur ce titre. Encore un single avec "One and All (We Are)", cette fois beaucoup plus rock, mais sans vraiment d’intérêt. "Run2me" qui suit n’est pas incroyable non plus. "Drum + Fife" le troisième single débute de manière très tranquille. Un titre plutôt léger qui peut surprendre par moment mais qui passe relativement bien. La fin du disque est pas mal du tout avec le très bon "Monuments", "Dorian" et ses sonorités new-wave et "Anti-Hero" qui boucle le disque de manière très rock.

Un bilan plutôt positif si l’on détaille donc chacune des neuf pistes. Il faut prendre le disque dans l’état actuel des choses pour se faire plaisir et idéalement ne pas le comparer aux grandes heures des Smashing Pumpkins. Facile à dire…


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page