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The Rambling Wheels

Interview au Pully For Noise

Pully For Noise, vendredi 21 août 2009


The Rambling Wheels se sont fait connaître du grand public en gagnant un concours pour une boisson pétillante et en ouvrant pour des groupes prestigieux. De passage au Pully For Noise, à l’Abraxas pour un excellent concert plus précisément, on en a profité pour les rencontrer.

 

 

 

 

Lords of Rock : Abordons tout d’abord cette date au For Noise. Une date importante pour vous je pense…

The Rambling Wheels : C’est effectivement un des concerts phare de cet été pour nous. Nous respectons beaucoup ce festival, car sa programmation est pointue et souvent excellente, et le site est d’une taille qui permet de profiter des concerts dans un confort parfait. C’est donc pour nous un honneur d’y être invité cette année!

 

C’est aussi une super opportunité de présenter votre nouvel album sorti récemment, FURRY TALES…

L’album sortira le 9 octobre de cette année et il est donc important de convaincre le public également avant ce genre d’événements! On joue d’ailleurs la plupart des titres du disque lors de nos concerts actuels.

 

Justement comment s’est passé l’enregistrement de cet album? Il est aussi autoproduit comme pour le premier album ?

Nous avons eu la chance pour ce disque de pouvoir s’entourer de structures professionnelles et travailler avec des gens expérimentés et compétents. Le disque a été co-produit avec Strong Reaction Music, un label indépendant zurichois, avec le producteur Yann Rouiller. C’était une expérience très enrichissante que de travailler avec un producteur. Il est parfois difficile de laisser quelqu’un se mêler de l’aspect artisitique de notre projet. Ici, cela s’est fait très naturellement et nous a permis de progresser véritablement. Une autre rencontre marquante sur cet album, celle avec le songwriter Mark Kelly. Dr. Wheels a beaucoup travaillé avec lui sur les textes des chansons, le chant et cela a considérablement amélioré la qualité du disque.

 

Je n’ai malheureusement pas pu voir votre DVD, lui aussi autoproduit. Par contre le titre m’interpelle: No Fortune For The Wheels. Est-ce ironique, du total second degré ou une simple constation qu’être un groupe suisse, c’est la galère ?  

L’idée du jeu de mot autour de la roue de la fortune et de « pas de bol pour nous » peut en effet prendre sens sous plusieurs formes. Dans ce cas précis, le titre était plutôt prémonitoire, puisqu’au moment de la sortie du disque, notre batteur Papayoo Kustolovic repartait dans son pays, la Russie, son permis étant expiré. Cela a donc été un tournant pour la formation. Nous ne trouvions pas de batteur avec qui le feeling se passait naturellement, j’ai donc décidé de reprendre la batterie, et on a continué à 3!

 

 

“Une carrière c’est un peu comme l’astronomie, il faut parfois attendre longtemps, et que différents mouvements d’attraction se produisent, avant de pouvoir observer la bonne constellation”

 

 

On vous l’a peut-être déjà demandé: pourquoi autant de temps entre vos 2 albums? Est-ce justement parce que vous devez vous débrouiller tout seuls, tout produire, tout gérer ?

Sortir un album, pour le faire bien, cela demande de synchroniser de nombreux éléments, et cela est presque impossible à faire sans structure sérieuse en soutien. Après avoir sorti le premier album de manière « maison » nous nous sommes bien rendu compte qu’il était très difficile de gérer la promo, la distribution, les médias de manière pro en faisant tout nous même… Nous nous sommes donc concentrés sur les concerts, enregistrant quelques EP’s par plaisir. Et plus tard nous avons rencontré Strong Reaction Music avec qui nous avons eu envie d’entreprendre un projet sérieux de nouvel album.

 

Vous avez ouvert pour des groupes ou artistes d’un genre assez hétéroclyte: Lou Reed, Matmatah, Starsailor, Lovebugs et The Heavy. N’est-ce pas difficile de jouer devant un public qui ne vous connaît pas du tout ou n’a pas les mêmes affinitiés musicales ?

Les groupes que tu cites là font tout de même partie de la grande famille du pop-rock, et l’accueil du public à ces différents concerts à été très bon. C’est plutôt lors de soirée rock-trash que nous nous sommes senti comme les « gentils garçons » de la soirée, et qu’il nous était plus difficile d’être sur la même longueur d’onde que le public! Le public pop-rock est souvent très ouvert, ce qui permet de rentrer aisément en contact, mais lorsque personne ne nous connaît dans le public.

 

A ce propos, de qui vous sentez-vous le plus proche comme groupe ?

Les groupes que nous admiront sur la scène rock actuelles sont : The Raconteurs, Wolfmother, Flaming Lips.

 

 

           The Rambling Wheels au For Noise

 

Aux yeux du grand public, vous vous êtes faits véritablement connaître en gagnant le concours Mycoke. Qu’est-ce que cela vous a permis de faire ?

Cette victoire nous a donné un sacré coup de pouce, à différents niveaux. Devoir récolter des votes pour remporter la première manche du concours nous a connecté de manière fidèle à notre public, qui s’est senti concerné et nous a soutenu de manière très touchante! La victoire nous a permis ensuite de financer une partie de ce nouvel album. Nous avons fait un voyage à Londres avec au programme un concert, un shooting photo et notamment l’enregistrement du nouveau single qui débarque ces jours sur les ondes “Wild”. Plus tard nous avons eu l’opportunité d’ouvrir pour le groupe Lovebugs sur sa tournée suisse, et ainsi passer dans les plus beaux clubs du pays, devant plusieurs milliers de spectacteurs. Enfin, la structure Mycoke nous donne des coups de main au niveau promotionnel, notamment pour la sortie à venir de notre album.

 

The Licks, Welington Irish Black Warrior et j’en passe: “Neuchâtel rocks”, n’est-ce pas ?

Dans le programme du For Noise, ils annonçaient ironiquement que Neuchâtel devait être une ville où le rock n’existe pas, et qu’on était l’exception. Ce n’est effectivement pas vrai car les goupes que tu cites prouvents le contraire! Le Queen Kong Club, nouvelle petite salle à Neuchâtel, montre aussi qu’il y a un public et une programmation très rock. Mais il faut avouer que traditionnellement, ce sont plutôt des groupes d’autres esthétiques musicales qui ont de gros succès publics, notamment dans le reggae (Moonraisers, Jr. Tshaka). Ils ne nous restent plus qu’à rompre cette tradition!

 

Pour finir, la sempiternelle questions sur la scène suisse. Vous qui faites office de groupes expérimenté, quelle est votre regard là-dessus, les groupes, les moyens de s’en sortir, l’émulation, les difficultés, les évolutions ?

De nouveau, je crois qu’il s’agit vraiment de se constituer un bon réseau, rencontrer des gens, travailler avec ceux en qui l’on a confiance, et surtout ne pas être trop pressé. J’ai l’impression que les Rambling Wheels ont suivi une évolution saine depuis les débuts, et que tous les choix se sont faits naturellement. Bien sûr, certains groupes accèdent beaucoup plus vite à une large reconaissance publique, mais ce n’est pas un critère, tout est tellement éphémère, que je pense qu’il faut envisager un groupe plutôt comme un projet de vie, et toujours avoir du recul sur les événements. Plein de choses se passent aujourd’hui pour nous, et certaines de ces choses ne pouvaient pas se passer avant, même si on le souhaitait, c’était prématuré. Une carrière c’est un peu comme l’astronomie, il faut parfois attendre longtemps, et que différents mouvements d’attraction se produisent, avant de pouvoir observer la bonne constellation. Et parfois l’eclipse vous plonge dans le noir en moins de temps qu’il n’en faut pour s’en rendre compte!

 

Site officiel du des Rambling Wheels: www.theramblingwheels.ch


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