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The Radio Dept.

Au Romandie

Le Romandie, Lausanne (CH), vendredi 25 mars 2011


REVIEW Vendredi passé, pour une soirée musicale
d’haute tension, de 22h à 4h non-stop, il fallait être au Romandie. Ce soir-là,
le club chéri des amateur-trice-s lausannois-e-s et d’alentours de rock ne
pouvaienttout simplement pas manquer les deux prestations promises.

Tout d’abord Buvette, enfant des montagnes
vaudoises, venait défendre un album fraîchement sorti devant ses ami-e-s –
entre autres quidams – ce HOUSE AND THE VOICES enregistré d’une traite cet été et qui lui a ouvert déjà pas mal de portails de
salles de concerts suisses. Mercredi à Zürich, jeudi à Neuchâtel, le voici de
retour en terres originaires. Comment offrir quelque chose de différent sur
scène quand on propose une, certes jouissive mais néanmoins, musique assurée
par le seul doigté de deux mains jouant avec des boutons et autres mécanismes
électroniques ? Un challenge, non ? Pour ce faire, ajoutez à votre
set quelques chansons inédites et toutes aussi excitantes que celles de
l’album, un jeu visuel en arrière-fond (accommodé par un mystérieux Blacksperm)
qui a le mérite de ne pas monopoliser toute l’attention – restant dans son rôle
d’accompagnement de la musique, ne dérapant alors nullement dans l’inversion
des rôles principaux et secondaires –, quelques petits outils inattendus, un
chant qui s’émancipe des étalons posés par l’enregistrement et enfin toujours,
toujours des titres efficaces, mélangeant habilement mélodies et joujoux
électriques. Un argumentaire à la reviens-y, et qui trouve toute sa
légitimation dans les prestations de Buvette.

Puis place à la dream-pop suédoise. The Radio Dept.
attire d’abord la curiosité par le fait qu’une de leurs productions, “Keen on Boys”,a pris place dans le scénario du film Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Mais
fondé en 1995, le groupe a certainement bien plus à offrir. Pop, pop, pop,
certes mais un mur de machines s’imposeaux tympanset également visuellement, le
trio s’ordonnant ostensiblement sur l’avant-scène. La pop promise se voit vite
étouffée par la grande teneur shoegazing du set, ce qui n’est pas pour déplaire
au public, vu son écoute tantôt religieuse, tantôt dansante. Le set est donc
résolument dans la veine de leur dernier-né, CLINGING TO A SHEME, mobilisant une large palette de sons et
expériences loufoques tout en déployant un registre discursif très politisé. Synthé
planant à la Pet Shop
Boys, certes, mais les riffs sont lourds, faisant des œillades à My Bloody
Valentine. Un mot colle: tonitruant.

Les collègues de ThinkThank prendront ensuite le
relais, parfaitement assuré, pour maintenir cette ambiance dansante, affirmant
une fois pour toute que si l’on veut shaker ses fesses sur du bon son, le
Romandie est à inclure dans les agendas.


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