jeudi , 20 septembre 2018
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The H.O.S.T

Love, Birth & Disillusions

Label: Autoproduit


ROCK The HOST, ce nom ne vous dit sûrement pas grand
chose et ben c’est normal. Il s’agit d’un petit groupe de rock marseillais de
derrière les fagots et nous sommes très contents de vous les présenter.

C’est vrai que Marseille
n’est pas spécialement réputé pour sa scène rock. On pense à un tas de trucs
(le foot, la mer, le foot, le rap, le foot, la canebière, le foot) avant
d’évoquer les groupes de rock marseillais. Et pourtant vous pensez bien qu’avec
un tel bassin de population, il y a des tas de groupes et de nombreux rockers
prêts à se défouler sur leur musique favorite. Alors laissez-nous vous
présenter The HOST : Julien, Vincent et Thomas, trois garçons bien
déterminés à faire vibrer le Stade Vélodrome à coup de guitare électrique.
Après un premier EP en 2008, ils ont sorti et autoproduit LOVE, BIRTH &
DISILLUSIONS en 2010. Les trois musiciens citent volontiers Pearl Jam, QOTSA,
The Beatles ou encore Led Zeppelin comme influences. Ces quelques noms nous
remplissent naturellement de joie et de plaisir et c’est avec une certaine
curiosité que nous écoutons les 13 morceaux qui composent cet album. Va-t-on
découvrir le futur Eddie Vedder ou Josh Homme français ?

Ce son du désert que Josh Homme ne renierait pas

Ne nous emballons pas trop
vite, mais après quelques écoutes, nous sommes tout de même surpris en bien et
il faut admettre que ces 45 minutes de musique ont été agréables. On commence
en douceur avec une intro au sitar et une touche psyché sur “Follow Me”. Le ton
monte rapidement pour un rock énergique qui se poursuit sur “B…” On est bien
dedans, tout est en place, ça roule bien et c’est vrai qu’on ressent quelques
influences susmentionnées. “B…” “Butcher” ou “Shelter” ont ce petit quelque chose,
ces riffs et ce son du désert que Josh Homme ne renierait pas. Le côté mélodique
est aussi en place comme sur “Smile” et l’auditeur n’a plu qu’à se laisser
emporter par le courant. The HOST peut aussi jouer la carte de l’acoustique
avec des titres qui peuvent paraître plus légers, mais qui au final dégagent
une certaine intensité (Horsemen, Try).

Citons encore les ballades
qui tendent vers une once de mélancolie (Emma, Samuel) mais qui passent
drôlement bien et qui montrent l’étendue des possibilités offertes au groupe. Alors
certes, ce n’est pas encore Pearl Jam ou les QOTSA, mais saluons cet album de
grande qualité qui mériterait beaucoup plus de médiatisation. Et pour ceux qui
se demanderaient ce que the H.O.S.T. signifie : The Hidden Obsence Sons of
Twilight… Voilà qui laisse songeur.


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