mardi , 22 septembre 2020

Tag Archives: Ben Harper

John Butler Trio

L'Australien John Butler et sa troupe tente de confirmer son GRAND NATIONAL sorti en 2007 et le succès mondial qui s'en suivit. Au programme, un changement surprise. Voyez donc. Décidemment il semblerait que ce soit la nouvelle grande tendance aux antipodes, après Wolfmother c'est au tour de John Butler de céder à cette mode qui consiste, pour tout trio qui se respecte, à dégager toute sa section rythmique (soit quand même les 2/3 du personnel) avant de se lancer dans un nouvel album. Le sympathique Ben Harper australien revient donc avec une toute nouvelle formation qui lui permet, du coup, de s'affranchir des carcans acoustiques qui firent son succès et sa renommée internationale, notamment sur scène. Alors quid de ce JBT électrifié ? Eh bien lâchons le morceau sans plus tarder: c'est une excellente surprise. Là où un Ben Harper avait quelque peu perdu de son âme en se branchant, John Butler lui sait faire preuve d'une inspiration sans cesse renouvelée passant, sans rien perdre de son art de composer d'imparables petites chansons qu'on fredonne sur son vélo le surf sous le bras, passant donc de petite poperie gamines, badines ("One Way Road"), d'énormes clins d'oeil aux Beasty Boys de Girls ("I’d do Anything") sur fond de steel drums; ça et là on pense à des Red Hot pas encore stadisés ("Close to You"), et même une fois la prise branchée, à un Hendrix en apesanteur ("Fool for You)".

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The Pussywarmers

Est-ce que c’est un gag ? D’accord, le label du Révérend Beat-Man a toujours été trash, ironique, bruitiste, je-m’en-foutiste, marrant, etc. Mais là… c’est comme si le label ressortait du fond du tiroir tous ceux qu’il n’avait pas eu le courage de signer deux ans plus tôt. Allez, ne soyons pas élitistes. Dernièrement, j’ai reçu Mama Rosin. Je n’ai pas eu le courage de chroniquer cet album cajun rock, limite folklore créole. Ici, la force du groupe réside dans les cuivres et l’accordéon. Est-ce que cette originalité est suffisante pour sortir un album ? Probablement pas. Mis à part la deuxième plage, "Dead", original, criard mais pas énervant, avec du xylophone, le reste ? L’intro "Bonjour Madame" ? Le titre se veut burlesque : il est merdique. "I Saw The Devil" pourrait être la B.O. de Laurel & Hardy – mis à part les paroles, ça va de soi. "The Devil’s Carillon" est un interlude inutile qui a pour fonction le remplissage. Même chose pour "Summertime" : il fallait montrer qu’on possède un lap steel aussi (sorte de guitare qui se joue à plat et qui sonne autrement mieux jouée par n’importe qui plutôt que par Ben Harper). Allez, on en saute quelques-uns (y compris "Dounats", ballade country de l’Arkansas profond, MAIS… chantée en allemand). "C’era Una Volta" commence en cacophonie pour se transformer en chant pour enfant. Et y a pas à dire : une chanson en italien fera toujours penser à Laura Pausini ou Eros Ramazzotti. Peut-être est-ce extrémiste de penser ainsi, mais le vieux con que je suis pense que le rock est fait pour être chanté en anglais. Vous connaissez de bons groupes de rock chantant en français ? Non (Indochine n’entre pas dans la catégorie des bons groupes). Noir Désir ? A la rigueur. C’est l’exception qui confirme la règle dira-t-on. Bref.

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Charlie Winston

Alors oui d'accord le single est génial ( merci le Grand Journal ! ), l'homme est sincère et complètement détaché de tout mercantilisme et se révèle être un excellent performer ( merci Taratata ! ). Depuis combien d'années n'avions nous pas entendu une musique aussi honnête et sans prétention ? Aucune niaiserie à l'horizon ( ça change... ) et l'impression que ce trentenaire a déjà vécu plusieurs vies comme un vagabond ( HOBO ) justement, récoltant ici et là les fruits de graines semées par de nombreux artistes. Si la mouvance est plutôt folk/blues avec des influences à la Dylan période 80 ou encore Ben Harper, Charlie Winston n'hésite pas à cheminer vers la pop et ainsi rendre hommage à ses aînés tels que Randy Newman avec le magnifique "I Love Your Smile" ou encore "Boxes". La seconde partie du disque me fait fortement penser à Richard Thompson avec des titres tels que "Generation Spent", "Every Step" ou encore "Soundtrack To Falling In Love" dans tout ce que Thompson a de tendu en lui.

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Paléo Festival 08

Tout était prêt mardi à 16h30 pour accueillir les nombreux festivaliers venus assister à cette 33ème édition du Paléo.

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Nouvelle scène au Gurtenfestival!

Mis à part The Pipettes, Avril Lavigne ou encore Lunik qui ont déjà été confirmés, le magnifique site du Gurten vient réactiver sa "Waldbühne". Jusqu’en 1998, cette petite scène était …

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Piers Faccini

Avis aux amateurs de rock bien lourd, de grosse disto, de voix stridentes et criardes, ce disque n'est pas pour vous… Eh non, Piers Faccini chante pour les âmes sensibles et les rockeurs au cœur tendre… Tearing sky (littéralement "ciel déchirant") est son deuxième album (…)

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The John Butler Trio

Apporter une critique sur un disque live n?est pas toujours évident car il existe deux catégories de live : le bon et le mauvais. En général, le seul intérêt d?un live est souvent de faire vendre un album bis de l?album studio dans des versions souvent identiques à l?original donc sans grand intérêt. À l?heure du DVD il faut quand même un peu plus d?engagement pour attirer l?oreille du passant. Mais tous les concerts live ne peuvent être aussi exceptionnels que le live de Johnny Cash à la Prison de San Quentin ou le MTV Unplugged de Nirvana pour n?en citer que deux.

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