vendredi , 21 septembre 2018
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Swiss Rocks for summer


CHRONIQUES – Fin 2015 ainsi que ces 6 premiers mois de l’année 2016 auront été productifs en terme de sorties helvétiques. Voici donc une sélection non-exhaustive de quelques albums qui méritent qu’on s’y attarde et que le monde entier devrait se procurer. Bonnes découvertes !

On commence avec un album sorti fin 2015. Le 2ème opus des Animen est là. ARE WE THERE YET fait suite à un de nos coups de cœur 2013 (HI !). Ces jeunes Genevois ont le rock dans le sang. Du rock à l’ancienne, qui balance, qui swingue, mais qui ne sonne pas démodé. Au contraire, c’est du rock moderne, vivant, qui prend ses racines dans la soul et le blues rock US. Un album d’ailleurs enregistré à Nashville par Andrija Tokic (Alabama Shakes). Si HI comportait quelques tubes incontournables, ARE WE THERE YET est peut-être plus uniforme. Mais rassurez-vous, les p’tits gars nous font toujours autant plaisir et peuvent passer d’une ambiance survoltée à quelque chose de tout doux. Ce 2ème album confirme ce qu’on pensait. The Animen ont la classe des tous grands.

Label : Two Gentlemen / Irascible

 

Allez, encore un album sorti fin 2015. Et encore un deuxième album. Mais cette fois, on file du côté de Zurich pour découvrir la galette de Verena Von Horsten. C’est un secret pour personne, la vie de l’artiste zurichoise n’a pas été simple depuis l’enfance. Il y a 3 ans c’est un deuil familial qui la fragilise encore plus. Elle aurait pu sombrer à son tour, mais elle a choisi la vie. La musique aussi. Cet album n’est pas une thérapie, mais plutôt un moyen d’expression. ALIEN ANGEL SUPER DEATH est un album synth-pop aux sonorités multiples, souvent sombres, qui transporte l’auditeur dans toutes sortes d’ambiances. Pas forcément facile d’accès, ce disque un peu barge permet à la chanteuse d’utiliser sa voix et sa créativité sans limite. On apprécie donc ce 2ème album où l’expérimentation et l’originalité ont toute leur place.   

Label : A Tree in A Field / Irascible

 

Chez Lords, on a toujours eu un petit faible pour les groupes chaudefonniers. C’est donc avec beaucoup de joie et une certaine attente que l’on découvre le premier album éponyme de Them Stones. Le quintette se définit comme jouant du stoner, tout en ouvrant son champ d’action au rock, grunge, voire metal, voire encore, voire encore… le spectre est large. D’entrée de jeu, on sent que les gars aiment bien ce qui cogne. L’intro est très puissante, ça pourrait partir dans tous les sens. Mais "Temptation" et son riff stoner lancent véritablement la direction choisie pour cet album. Tout au long de ces 10 pistes c’est rock, c’est couillu, ils prennent plaisir à envoyer la sauce, mais ils peuvent aussi se la jouer plus calme comme sur "Sea of Sorrow" qui sonne très Alice in Chains. Bonne découverte.

Label : Division Records

 

Après Them Stones, on se devait de parler de Jonbar Hinge. Les Biennois ont sorti leur album (5 titres, un EP donc) en même temps (vernissage ensemble au Bikini Test) et au niveau musical il y a quelques similitudes. Cette patte stoner est aussi bien présente, mais le ton général est un peu plus corsé. On peut parler de post-rock, de rock progressif. Bref, là encore une jolie palette de possibilités pour ce groupe. La voix de Matthieu Hinderer part quelques fois dans des braillées metal, post-hadcore etc.. Un titre comme "You’ll Be a Man" résume assez bien tout ce que peut faire le groupe. Jonbar Hinge propose aussi un titre plus calme avec "Drive". Une longue montée en puissance envoûtante qui finit abruptement. On en veut encore et on se réjouit d’écouter la suite sur un album complet. Mention spéciale pour la pochette, un peu glauque, mais qui en jette !

Label : Division Records

 

 

Partons visiter notre capitale helvétique, non pas pour y voir des ours, mais plutôt un « MARABU », deuxième album de Swatka City. Ce groupe bernois composé des frère Matthias et David Nydegger a donc choisi le symbole du marabout, un oiseau africain, pour représenter ce nouvel opus. On y retrouve du rock indé, assez efficace, assez varié, mais qui ne se perd pas dans des méandres sans fin. Même si on sent la patte du studio avec pas mal d’effets à gauche à droite, la base rock n’roll à coup de bons riffs et de groove nous fait du bien. Il manque peut-être un tube pour que le groupe monte d’une marche (ou deux) vers les sommets de la gloire, mais le potentiel créatif est bien là. Si vous voulez vraiment un tube, on retrouve une reprise assez mythique de « Voyage, voyage », véritable hymne des années 80. Si vous voulez un petit aperçu du groupe, allez les voir à Festi’Cheyres le 8 juillet. En plus, c’est gratos !

Label : Autoproduction / Irascible

 

Après tout ce rock abrasif, calmons-nous et détendons-nous sur quelque chose de plus doux. The Company of Men, groupe lausannois regroupant des musiciens bien connus par chez nous (Favez, Chewy, Rosqo) sort un premier disque dans un univers folk-rock avec quelques relents country. Douceur, rondeur, chaleur, tels pourraient être les qualificatifs de ces morceaux, de ces ballades qui font mouche à la première écoute. I PREFER THE COMPANY OF MEN est donc un disque qui sonne US dans la pure tradition folk, mais les musiciens revendiquent aussi les influences européennes et mettent l’accent sur les voix. Le concept de la tournée est aussi original, car le groupe ne fait pas le tour des clubs et des salles, mais jouent dans les salons des particuliers. Alors si vous souhaitez voir le groupe en live, envoyez leur un message sur FB et ils viendront surement jouer chez vous.

Label : Vitesse Records / Irascible

 

On termine cette petite sélection avec notre coup de cœur, en la personne d’Emilie Zoé et son premier album DEAD END TAPE. La Neuchâteloise a pas mal bourlingué depuis quelques années et l’arrivée de premier disque constitue une étape importante pour la jeune musicienne. On retrouve une vieille connaissance pour l’enregistrement de ce disque, avec un certain Louis Jucker, (hyperactif – hyper productif chaudefonnier) qui a utilisé un enregistreur 4 pistes. Le résultat est à la hauteur des espérances, les titres sont intenses, sombres, intimistes et dans une atmosphère indé lo-fi qu’on aime particulièrement. Des arrangements subtils, une voix sincère et touchante (Last Night we Talked), des morceaux boulversants, bref, Emilie Zoé c’est la classe ! On aimerait bien qu’elle aussi vienne jouer dans notre salon. Allez Emilie…

Label : Hummus Records


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