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Sallie Ford and the Sound Outside

Dirty Radio

Label: Fargo / Irascible

ROCKABILLY - Quelque part dans l'Oregon, se trouve une porte entrouverte sur les années 50. On s'y engouffre et on est accueillis par Sallie Ford and The Sound Outside. Mélange de rockabilly, de blues, de folk avec une pointe de rock, leur premier album, DIRTY RADIO, est un univers changeant, parfois drôle, parfois triste. Départ pour un voyage vintage au son de balades bluesy et de swings ravageurs.

Sallie Ford n'aime pas la musique actuelle: trop lisse, trop terne, trop commune à son goût. Elle le dit haut et fort dès l'ouverture de l'album: "When I turn on the radio / It all sounds the same / 
What have these people done to music / 
They just don’t care anymore". Et pour Sallie Ford, la musique c'est avant tout des sentiments. Au contraire des artistes qui cherchent la perfection, sa voix forte, parfois éraillée laisse parler les émotions. Le ton est léger comme sur "Danger" où l'amour a un goût de chewing-gum et donne envie de tout arrêter pour danser, là, au milieu de la rue. Puis Ford part à la limite de la folie dans "Poison Milk". Parfois Sallie Ford and The Sound Outside nous montrent une facette plus triste comme avec les émouvants "Thirteen Years Old" et "Miles". Loin des copies de sons 50's, la magie opère vraiment. Dommage que cela ne dure pas plus longtemps et que Sallie Ford reparte dans un trip revival, notamment en imitant Bob Dylan sur "This Crew". Pourtant, malgré leurs fortes inspirations (ou imitations?), Sallie Ford and The Sound Outside veulent être honnêtes et leurs paroles vont droit au but comme dans "Write Me A Letter": “Today I think I saw 10,000 cell phones/ But not one decent conversation".

 

 

Mais Sallie Ford ne serait rien sans le groupe qui l'accompagne. Ford Tennis (batterie), Tyler Tornfelt (basse) et Jeffrey Munger (guitare) amènent un peu de corps aux émotions à vif de la chanteuse tout en laissant de la place à Sallie Ford quand sa voix n'a besoin d'aucun accompagnement comme sur "Thirteen Years Old".  Ils sont mis en avant sur "Cage" où ils assurent même les chœurs.

Même cette tendance revival vous agace, DIRTY RADIO raconte de belles histoires, avec des personnages hauts en couleurs. Au dernier morceau, on laisse les yeux fermés pour profiter encore un moment du voyage dans les 50's et on se dit que Sallie Ford and the Sound Outside ont encore des choses à nous dire, des mélodies pour nous entrainer et on se réjouit qu'ils développent les petites touches rock de l'album qui les propulseraient dans le XXIème siècle.

 

 


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